Le 17-06-2026
Notre camarade et amie Patricia Saint-Georges a rendu son dernier souffle dans la nuit de samedi à dimanche dernier.
Vous êtes nombreux à l’avoir connue, militante de choc et membre du Conseil national pendant plusieurs années, toujours prête à tracter, coller, participer à nos universités d’automne, à des meetings et à nos deux campagnes législatives, dans le Pas-de-Calais en 2012 et candidate dans l'Eure en 2017. Cette femme active, libre et joyeuse, qui aimait à boire un coup de rouge et à fumer des cigarettes en toute connaissance de cause, qui avait ouvert sa maison à nos réunions du temps du M’PEP où ripailler (qui l’a goûté ne peut oublier son pain de gênes fait maison) et discuter sérieusement. Et Patricia savait défendre son point de vue.
Une Patricia engagée pendant des décennies à la CGT avec qui elle n’était plus en accord ces derniers temps et qu’elle avait quittée récemment, une Patricia investie pendant des mois dans le mouvement des Gilets jaunes et les cheminots de Versailles et aussi une Patricia qui a largement participé au programme du Pardem dans le groupe Santé et Sécurité sociale.
Jusqu’au dernier moment elle a suivi l’actualité politique, lu les textes du Pardem et d’autres. Lorsque je lui ai rendu visite chez elle début juin où elle était hospitalisée à domicile, nous avons causé politique, à sa demande. Elle avait toute sa tête et savait que son corps la lâchait et que ses jours étaient comptés. Mais pourtant sa force de vie était bien là. Son sourire, et ses yeux bleus vifs s’accordaient à ses propos. A la fois réaliste sur le piètre état du monde, de la France et de la régression sociale, elle n’en était pas pour autant pessimiste ou résignée. Elle pensait l’avenir alors qu’elle allait quitter ce monde qu’elle rêvait heureux, juste, égalitaire. Une force et une générosité qui laissent admiratif. Et puis elle mangeait ce qu’elle aimait et buvait un peu de vin rouge, tout comme elle fumait une bonne cigarette !
Ses fils, son beau-frère Maurice Engrand, ses amis étaient auprès d’elle depuis les dernières semaines car elle ne voulait pas rester à l’hôpital. Ses derniers jours elle les a vécus dignement et comme elle aimait à vivre : de l’amour, de l’amitié, de la complicité. Elle m’a dit qu’e tous étaient tellement gentils avec elle et que finalement ce qui lui pesait le plus « c’est de ne pouvoir plus rien faire ». Elle a cessé de vivre entourée et accompagnée, sans souffrir.
Patricia sera incinérée LUNDI 22 JUIN A 11H au crématorium de Clamart. Vous y serez les bienvenus.
Vous l’aurez compris je suis profondément affectée par la mort de Patricia.. Et je sais que je ne suis pas la seule à éprouver une immense tristesse.
Chère Patricia, en poursuivant nos combats communs, nous te porterons dans nos cœurs, nos mots et notre détermination à les construire ces jours heureux que tu désirais tant !.
Michèle Dessenne
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