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Le projet néolibéral, théorisé dès les lendemains de la Seconde Guerre mondiale, se déploie à partir de la fin des années 1960 et se généralise au début des années 1980. Son but essentiel est la suppression discrète et progressive de la souveraineté des États-nations, c’est-à-dire la destruction de la démocratie et de la politique. Tel est, en effet, le moyen le plus efficace pour interdire toute possibilité de politiques qui pourraient contrevenir aux intérêts des classes dominantes.

Ce projet repose sur quatre piliers :

Premier pilier : le libre-échange
Il ne met pas simplement des produits en concurrence, mais des systèmes sociaux, rendant à terme intenables les acquis sociaux substantiels obtenus dans les décennies d’après-guerre.

Deuxième pilier : la libéralisation financière
C’est le libre-échange appliqué à l’argent, permettant aux flux financiers et monétaires de spéculer massivement et immédiatement à l’échelle du globe, sans restriction. La production mondiale est alors réorganisée en privilégiant les sociétés sans protection sociale et à bas salaires (délocalisation particulièrement). Les États sont menacés de voir leur dette publique et leur économie productive déstabilisées s’ils n’exécutent pas docilement les principes cardinaux du néolibéralisme.

Troisième pilier : les traités internationaux et les institutions multilatérales
Ils sont les gardiens de l’ordre néolibéral mondial, tenant ce dernier hors de portée de toute pression démocratique. L’agencement de ces trois piliers vise à permettre l’activité la plus libre possible pour les firmes multinationales. Celles-ci, possédées par les classes dominantes, sont le vecteur fondamental de la captation du profit.

Quatrième pilier : la guerre idéologique par le contrôle et la mobilisation des grands médias
Engagée dès l’après-guerre par les néolibéraux comme Freidrich von Hayeck et les « pères de l’Europe » tel Monnet, elle a été menée en France par les hauts fonctionnaires acquis au néolibéralisme. Cette guerre lancinante et continue est reprise par Reagan et Thatcher, elle a trouvé des relais dans la « gauche » social-libérale, Tony Blair au Royaume-Uni, Gerhard Schröder en Allemagne, Jacques Delors et les socialistes en France à partir de 1983. L’objectif est d’imposer comme naturelles dans l’esprit des gens les valeurs du néolibéralisme – suprématie du marché, concurrence, esprit d’entreprise, réussite individuelle – au détriment des valeurs de solidarité représentées par le programme du Conseil national de la Résistance – protection sociale, services publics, entreprises nationales. Cette guerre idéologique permanente, menée pour assurer la pérennité du système, s’appuie sur les grands médias planétaires contrôlés par les classes dominantes. Dès les années 80, l’Union européenne a engagé une opération de « dérégulation » de la télévision et son ouverture à la concurrence.

Démondialiser consiste à retrouver la souveraineté nationale, c’est-à-dire la possibilité de la démocratie. Elle permettra de  mettre un terme au libre-échange, à la financiarisation des économies, aux traités internationaux néolibéraux et aux institutions supranationales mises en place pour les appliquer. La prise de contrôle des filiales nationales des firmes multinationales et des firmes multinationales elles-mêmes dans leurs États d’origine, ainsi que des grands médias, portera un coup fatal aux classes dominantes dans les pays qui sauront organiser cette mobilisation.

Vidéo

Qu'est-ce que la mondialisation néolibérale ?

En savoir plus :
Le programme de démondialisation que le Pardem présente, pour résoudre les crises sociale, économique, environnementale, sécuritaire, politique, morale, afin de remettre notre pays debout, vise à sortir de la mondialisation néolibérale. Comme cette notion fait l’objet d’un flou savamment entretenu par les classes dirigeantes, les grands médias et tous ceux qui détestent la France ou qui se sentent impuissants et veulent communiquer leur inertie aux autres, nous voulons ici mettre les points sur les i.

Car pour mieux comprendre le processus de démondialisation à construire, il faut savoir comment s’est bâtie la mondialisation.

https://www.pardem.org/le-parti/le-programme-du-pardem/735-fiche-3-elements-de-comprehension-historique

 

 

 

Manif13Mai2018 600

Par le Parti de la démondialisation
Le 11 avril 2020

Il y a seulement quelques semaines, ceux qui parlaient de la démondialisation passaient pour des farfelus, des zozos incapables de s’adapter à un monde de plus en plus ouvert, etc. Au pire, nous passions pour des populistes, des "rouges-bruns’’ dominés par la peur de l’autre, par la xénophobie et rêvant de repli sur soi. Apparemment, le vrai monde, celui des altermondialistes de tous poils, des internationalistes de pacotille, de la ‘’gôche’’ de salon (insoumise ou pas…) et de Macron, avait le vent en poupe et n’avait rien à voir avec les analyses des ‘’illuminés’’ démondialisateurs.…

Et la pandémie est arrivée… bousculant les discours de tous ces ‘’bien-pensants’’.

par Jacques Nikonoff

le 26 octobre 2006

Le libre-échange est une croyance fanatique. Ses évangélistes, notamment regroupés au sein de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), ont condamné à mort des milliers d’habitants des pays pauvres. Les politiques qu’ils ont imposées ont provoqué, parfois de façon effroyable, l’aggravation des inégalités entre pays et à l’intérieur de chaque pays. Contrairement à ce que prétend la théorie du libre-échange, nulle part l’augmentation du commerce international n’a permis de « tirer » la croissance économique dans chaque pays, pas plus que la suppression des barrières douanières (« libéralisation » dans le langage de l’OMC).

Royaume Uni

The present analyzis made by the PARDEM (Parti de la Démondialisation – Party for Deglobalization) is about neoliberal globalization. It is in line with the other texts issued by the PARDEM that deal with deglobalization more specifically. Further to a certain number of authors, we show that neoliberal globalization is essentially a political process. It is rooted in the need for the dominating classes to thwart efficiently the social conquests made during the 20th century : the New Deal in the United States in 1933, the Front Populaire (the Popular Front) in France in 1936, the semi-public economies in Western Europe from 1944 to 1948, the social conquests in the 1960s and 1970s...

La notion de mondialisation fait partie de ces mots tellement utilisés dans toutes sortes de contextes, sans jamais en préciser le sens, qu’ils en perdent toute signification rigoureuse. Il ne s’agit pas ici de faire une nouvelle fois une distinction subtile et inutile entre « globalisation » et « mondialisation », ou autres débats creux que ce terme aura eu la particularité de générer. Disons-le une fois pour toutes : notre sujet est la mondialisation néolibérale, celle qui a commencé vers la fin des années 1960 pour finalement devenir manifestement la nouvelle forme du capitalisme dans les années 1980 et 1990.

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