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Catégorie : Actualité

GJ CGT

Par le Parti de la démondialisation

Le 9 septembre 2020

Le temps est brumeux. Alors qu’il y a tout lieu de penser que le virus est moins létal et qu’il devrait lâcher prise malgré un regain dû à la levée du confinement, on observe que le pouvoir macronien multiplie les mesures attentatoires aux libertés publiques : maintien des interdictions de manifester en nombre illimité, port du masque obligatoire au-delà des nécessités de distanciation physique, fermeture de certains établissements au-delà de 23 h…
On peut tout craindre des conditions qui seront imposées aux manifestants les 12 et 17 septembre. Le 12 pour les manifestations organisées par les Gilets jaunes qui annoncent une deuxième vague de mobilisation et le 17 septembre pour les syndicats qui appellent à la grève et à des manifestations pour dire non au retour des contre-réformes sur les re-traites notamment, mais pas que.

Le gouvernement, lui, verrouille et instaure un régime fondé sur la peur, de repli sur soi, pour empêcher l’expression collective populaire face aux risques bien réels de la poursuite de la liquidation de ce qui reste du droit du travail, des libertés publiques et des droits des citoyens.
Le MEDEF, tout guilleret, redouble d’imagination pour accroître encore la soumission des salariés et imposer des « APC» - accords de performance collective -, dégraissage « contrôlé » de l’emploi contre l’aggravation des conditions de travail et la baisse des salaires.
La Police, elle, a été récemment réarmée par Macron en toute discrétion (grenades de désencerclement, cartouches, fusils mitrailleurs, matériels anti-manifestation en tous genres).
Gouvernement, Police, Médef : ils sont prêts mais le sommes-nous ? La riposte sera-t-elle à la hauteur des enjeux face à l’offensive des classes dirigeantes coalisées pour achever ce qui reste d’Etat social ?
On aimerait croire que oui mais au fond on craint bien que non. Pourquoi ? Tout simplement parce que la nécessité, plus vive que jamais, de « frapper ensemble » n’est pas encore au rendez-vous. Le classique scénario « chacun sa journée de mobilisation » depuis longtemps mis en scène n’apporte aucune victoire pour le peuple pourtant sérieusement écœuré et en colère.
Alors ? Le temps n’est-il pas venu de mettre en place une Coordination nationale regroupant Gilets jaunes, syndicats de lutte, partis, mouvements, associations et organisations ayant au moins un objectif commun : en finir avec ce pouvoir du capital financiarisé liberticide et reconquérir la souveraineté du peuple ?
Aucune des raisons invoquées par les uns ou les autres pour refuser cette nécessaire union n’est justifiable. N’oublions pas que près de 80 % de Français ont soutenu les Gilets jaunes, qu’ils furent très nombreux dans les luttes pour l’hôpital public, pour sauver les retraites, contre la loi El Khomri, et contre toutes les lois scélérates macroniennes votées depuis 3 ans.
Cessons de manifester en ordre dispersé facilitant ainsi le « travail » de Macron, organisons une rentrée politique à la hauteur de la situation terrible : déjà 800 000 chômeurs de plus et 1 million annoncés dans les mois à venir ! Les plans de « relance » du pouvoir ne doivent leurrer personne. Ce ne sont pas des plans de sauvegarde de l’emploi mais de soutien accéléré aux contre réformes néolibérales.

Alors oui tous dans la rue le 12 et le 17 septembre mais ENSEMBLE pour préparer une COORDINATION NATIONALE contre le gouvernement de la peur et de la régression sociale ! Le temps n’est plus aux doutes ni aux jérémiades sectaires ou aux calculs politi-cards. Le temps est à l’action commune.

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