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Pourquoi et comment sortir de l'Union européenne ?

par Jacques Nikonoff, président du Parti de la démondialisation (Pardem)

Ce qui est appelé la « construction » européenne repose en réalité sur la marchandisation de tous les aspects de la vie sociale et économique : les marchés, le travail, la culture, l’éducation, le social, la finance… Il faudrait plutôt parler de la construction du néolibéralisme à l’européenne !

C’est non seulement l’effacement de toute volonté devant le marché total, mais c’est le projet terrifiant de faire du marché le mode principal de régulation de la société.

Par Michèle Dessenne, vice-présidente du Parti de la démondialisation (Pardem)

Le 18 septembre 2013

Michèle Dessenne était invitée à La Fête de l’Humanité le dimanche 15 septembre 2013, à un débat intitulé Quel projet pour la nation ? Pour l’Europe ? Quel projet commun ? Elle a débattu avec Olivier Dartiguolles (porte-parole du PCF) et Liem Hoang Ngoc (député européen PS).

Intervention de Michèle Dessenne : Quel projet pour la nation ? Pour l’Europe ? Quel projet commun ? sont trois questions qui nécessitent des réponses de fond et auxquelles nous pourrions ajouter avec qui et pour quoi faire ? Des questions qui exigent de définir le cadre dans lequel elles se posent et qui impliquent des choix politiques. 

Par le Parti de la démondialisation (Pardem)

Après de nombreuses discussions, notamment avec des juristes, et surtout après l’expérience de la Grèce, nous arrivons au constat que la sortie de l’Union européenne en utilisant l’article 50 est non seulement illusoire, mais qu’elle est extrêmement dangereuse. Elle constitue une grave diversion ne pouvant aboutir qu’à l’enlisement du processus de retrait et à la démobilisation de la population. La sortie de l’Union européenne et de l’euro doit au contraire se faire par une décision unilatérale d’un pays, en créant une situation de fait, démarche qui ressemble à la politique de la « chaise vide » menée par le Général de Gaulle entre juin 1965 et janvier 1966. 

Jusqu’à présent, beaucoup d’entre nous avons considéré que la sortie de l’Union européenne, et donc de la zone euro, pouvait se faire au moyen de l’activation de l’article 50 du Traité de Lisbonne (voir cet article intégralement à la fin de ce texte). Comme la sortie de l’Union européenne et de l’euro est la condition fondamentale pour résoudre les difficultés du pays, et principalement le chômage et la précarité, même si elle ne suffit pas, nous avons donc préconisé la sortie par l’article 50. Après de nombreuses discussions, notamment avec des juristes, et surtout après l’expérience de la Grèce, nous arrivons au constat que la sortie de l’Union européenne en utilisant l’article 50 est non seulement illusoire, mais qu’elle est extrêmement dangereuse.

Après la reddition d’Alexis Tsipras devant le système de Bruxelles, le Premier ministre grec qu’elle avait soutenu avec enthousiasme, la « gauche de la gauche » européenne s’agite en tous sens pour retrouver un peu de crédibilité. Mais comme elle reste farouchement opposée aux seules mesures qui permettraient de débloquer la situation – la lutte pour la sortie de l’euro et de l’Union européenne, c’est-à-dire la lutte contre l’ordre néolibéral mondial – elle en est réduite à des manœuvres de diversion. Il s’agit de faire semblant de s’opposer. Tout est alors question de rhétorique. Monsieur Laurent, du PCF, ne s’y essaye même plus, il a carrément rallié le PS sur ces questions et arbore à sa boutonnière une épinglette du drapeau européen ! Messieurs Mélenchon, Lafontaine, Varoufakis quant à eux rivalisent dans une surenchère verbeuse contre l’Union européenne. Mais ce n’est que du vent. L’essentiel – sortir de l’euro et de l’Union européenne – reste désespérément absent de leurs diatribes. Tel est leur nouvelle vocation : constituer le dernier rempart – avec l’extrême droite – de protection de l’Union européenne en entraînant les citoyens excédés par ce système dans des impasses.

C’est pourquoi nous publions avec son autorisation l’éditorial de Pierre Levy, rédacteur en chef de Ruptures, paru dans l’édition du 25 février 2016. Notre parti est en effet en accord complet avec son point de vue.

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