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commission europc3a9enne

Par Joël Perichaud, secrétaire national du Parti de la démondialisation, chargé des relations internationales
Le 19 juin 2019

Maintenant que le spectacle des élections européennes est terminé, que les bonimenteurs des « renouveler l’Europe », « changer l’Europe », « redéfinir l’Europe», « réformer l’Europe », « transformer l’Europe » ont rangé au fond de l’armoire leur panoplie électorale, le champ est libre. Le 5 juin, l’Union européenne a publié ses recommandations, pays par pays, afin qu’ils mènent toutes les réformes nécessaires pour se mettre en conformité avec ses directives et ses stratégies. Au programme : réforme des retraites, réduction de la dépense publique, privatiser des biens publics, supprimer des postes de fonctionnaires, poursuivre la réduction du nombre de communes…

Chaque année, autour du 20 mai, le Conseil de l’Europe, transmet au gouvernement Français ses « recommandations concernant le programme national de réforme de la France portant avis sur le programme de stabilité́ de la France pour l’année suivante ». Chaque pays de l’Union reçoit les Grandes orientations des politiques économiques (GOPÉ), véritable lettre de mission personnalisée, pour adopter les réformes conformes aux attentes de l’UE.

par Virginia Lombard, membre du Bureau politique du Pardem

le 3 juin 2018

Liste noire des paradis fiscaux de l UE un premier pas mais

Depuis les affaires des « Panama Papers », puis des « Paradise Papers », l’Union européenne s’agite pour dénoncer tour à tour les paradis fiscaux, l'évasion fiscale et autres pratiques douteuses qu'elle propose de combattre. A entendre les responsables de l'UE, tout est fait pour que ces mêmes pratiques douteuses ou illégales soient sinon abolies sur son territoire, du moins écartées.

L'intérêt d'un tel positionnement est d’offrir l'image bienveillante d'une institution qui a à cœur les intérêts des peuples d’Europe – lesquels sont révoltés par l'austérité qui leur est imposée d'une part, et d'autre part par le fait que certains individus et/ou entreprises ne paient pas leurs contributions à l'effort commun.

Rien de tel pour redorer un blason justement écorné par les politiques d'austérité qui n'en finissent plus d'étrangler les peuples... Mais cette virginité retrouvée en est-elle vraiment une ?

Par Jacques Nikonoff, président du Parti de la démondialisation

Le 13 mars 2018.

Pinoccio 1Pourquoi les élections européennes mobilisent-elles dès maintenant les partis politiques, alors qu’elles ne sont prévues que le 25 mai 2019, et que leur résultat, quel qu’il soit, n’aura strictement aucun effet sur les orientations de l’Union européenne ? Tout simplement parce que cette élection sera le premier scrutin national au suffrage universel depuis la présidentielle et le début de la mandature de Monsieur Macron. Elle sera l’acte II de la recomposition de la vie politique et la rampe de lancement électoral de tous les partis en vue de la présidentielle de 2022.

Parti de la démondialisation

Le 13 février 2018.

Pinoccio 1 26 maiNous ne sommes qu’au début de l’année 2018, et déjà la quasi-totalité des partis politiques français s’est lancée dans la campagne des élections européennes qui auront lieu le… 25 mai 2019 ! Quelle est la raison de cette précipitation ? Veulent-ils se donner du temps pour organiser un vaste débat, national et européen, afin de dresser un bilan objectif des politiques menées par l’Union européenne ? Mieux encore, ont-ils l’intention de briser le tabou sur la véritable nature de l’UE et de montrer ainsi son caractère intrinsèquement antidémocratique ? Ont-ils des propositions sérieuses pour éliminer le chômage et la précarité, assurer la sécurité de tous, faire appliquer la laïcité, reconstruire la Sécurité sociale et les services publics, mettre au pas les grandes firmes multinationales à base française et celles qui agissent en France, pour les contraindre à payer les impôts qu’elles doivent ? Ont-ils des plans pour protéger l’environnement, le réparer, punir sévèrement les pollueurs ? Que nenni, rien de tout cela !

 

La menace proférée par la Banque centrale européenne (BCE) et l’Allemagne de sortir la Grèce de l’euro n’était qu’une machination. Nous le savons avec certitude car le 16 septembre 2015, le vice-président de la BCE, le portugais Vitor Constâncio, dans une interview à Reuters (il est possible de la consulter sur le site de la BCE), déclarait que la menace de la sortie de l’euro « n’a jamais été lancée pour de vrai parce que ce ne serait pas légal [...] Il n’y a jamais eu de doutes pour la majorité des pays membres, nous maintenons que l’euro est irréversible [...] il faut supprimer les doutes qui demeurent sur la viabilité du bloc monétaire. »

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