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 Retour à la direction du Parti 

Patricia SAINT-GEORGES

 

Patricia Saint-Georges naît à Versailles dans les Yvelines. Son père, qui n’a pas fait grand-chose de sérieux jusque-là, se fait admettre dans un régiment de cavalerie en août 1939 et participe à la défense de Saumur. Sa femme le rejoint, traversant la France à bicyclette.

En hiver 1942, le couple s’enfuit en Angleterre, via l’Espagne. Son père s’engage auprès de de Gaulle. À la fin de la guerre, la famille se retrouve à Versailles, les parents se séparent. Sa mère, anglaise, trouve un poste de procès-verbaliste à l’UNESCO, ce qui lui permet d’élever deux enfants. L’univers familial est donc féminin, sur trois générations ce sont les femmes qui gagnent les sous. Pas d’engagement politique dans la famille.  

Après le baccalauréat lettres, Patricia suit pendant trois ans les cours du Centre de la rue Blanche en classe de comédie. Les spectacles du TNP de Jean Vilar la fascinent et elle n’imagine pas de métier plus passionnant. Elle le pratique pendant dix ans, uniquement au théâtre. Elle s’étonne d’être payée pour une activité si merveilleuse. Le chômage et son manque d’aptitude à courtiser ceux qui auraient pu la faire travailler la contraignent à abandonner. Une année de secrétariat la rassure sur ses capacités à survivre et la dégoûte à tout jamais du travail de bureau.

 

Elle a la chance d’être embauchée, grâce à un ami réalisateur, à l’Office de radiodiffusion-télévision française (ORTF) en tant qu’assistante de réalisation, un métier qu’elle improvise sur le tas, n’ayant jamais mis les pieds sur un tournage : « Ne te prends pas les pieds dans les câbles, ça fait bleu », lui conseille-on. Après l’éclatement de l’ORTF, elle se retrouve à la Société française de production (SFP) et a la chance de travailler avec quelques réalisateurs intéressants, tous au PCF, par exemple Maurice Failevic dont les films sont de superbes fables politiques. À partir de 1985, l’ambiance à la SFP change : les normes de travail se durcissent, on réduit les temps de tournage aux dépends de la qualité, les assistants sont censés surveiller le réalisateur pour qu’il n’y ait pas de dépassement. Elle démissionne, devançant de quelques mois des licenciements collectifs.

En 1993, elle réalise un documentaire sur les Noirs dans la publicité, mais FR3, qui l’avait en grande partie financé, ne le programmera jamais. Elle survit grâce à des périodes d’enseignement de techniques cinématographiques et aux prestations chômage. Elle réalise un autre documentaire sur une femme peintre et céramiste, utilisant du matériel prêté et l’aide de copains techniciens. Ce film n’est jamais passé nulle part.

Elle découvre assez vite l’importance des syndicats, alors qu’elle négocie son premier contrat avec une directrice de théâtre parisien. Ayant appris qu’il existe un minimum syndical, elle l’exige et l’obtient, non sans s’être fait injurier. Elle prend immédiatement sa carte au Syndicat français des acteurs (SFA) CGT. 1968 est une révélation politique. Elle rend sa carte, estimant que les syndicats freinent le mouvement. A la SFP elle rencontre des militants de la Ligue communiste révolutionnaire (LCR) très actifs à la CGT. Du coup elle reprend sa carte et adhère à la LCR. Les discussions en cellule portent beaucoup sur le travail syndical : il s’agit de démontrer que tous les problèmes rencontrés par les personnels ont leur origine dans la volonté gouvernementale de casser le service public de la télévision et qu’il faut défendre tous les services publics. Une longue grève paralyse la SFP en 1977 avec occupation nuit et jour des locaux, tournages sauvages, en particulier lors de la grande manifestation de la sidérurgie. Elle y apprend l’enthousiasme de la lutte, le désenchantement devant les querelles intersyndicales et le réformisme de certaines directions, dont la CFDT. Elle quitte la LCR, non par désaccord politique, mais par lassitude du travail groupusculaire. Souvent sollicitée pour entrer au PCF, elle s’y refuse toujours. Un bref passage à ATTAC 78 sud la déçoit. En 2010, par l’intermédiaire d’un ami membre du M’PEP, elle y adhère.

Elle pense que le nouveau parti, le PARDEM, est le seul à donner, grâce à son programme, les clés pour une amélioration réelle du sort des opprimés. Là, cela vaut le coup de se battre et la bataille sera longue et dure.

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