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  Retour à la direction du Parti

Véronique ROUILLE RIVIERE

 

Véronique Rouillé est née à Caen dans le Calvados. Elle appartient à une famille de militants très engagés.

Dès son plus jeune âge, elle comprend que sa famille appartient aux « gens » qui ne se laissent pas faire. Ses parents ont connu la Seconde Guerre mondiale, ils avaient alors 10 ans. Leurs familles respectives se sont entraidées quand il a fallu fuir avant les bombardements sur Caen ; son grand père cheminot avait été prévenu qu’il fallait partir car « le débarquement » allait commencer. Sa grand-mère paternelle telle un chef de bande, a alors pris la route avec ses quatre enfants dont un bébé de trois mois, emmenant avec elle la grand-mère maternelle de Véronique et ses deux enfants. Les hommes sont restés sur Caen. Son grand-père maternel est mort à Caen sous l’explosion d’un obus. Combien de fois a-t-elle entendu le récit de cette épopée familiale, émaillée de traversées de villages sans vraiment savoir où aller mais avec cette volonté inébranlable de rester vivant, combattif et de garder la tête haute quand on leur refusait parfois des vivres pour subsister. Son imaginaire en la matière, sur fond de Seconde Guerre mondiale, a trouvé sa réalité aujourd’hui : l’arrivée d’enfants, de femmes et d’hommes qui fuient la guerre dans leur pays et demandent assistance. 

 

Une mère syndicaliste CGT dans le commerce employée aux Nouvelles Galeries de Caen, adhérente du Parti communiste français, militante de la première heure contre l’ouverture des grands magasins le dimanche. Un père également militant à la CGT et au PCF.  Après quinze ans comme ajusteur à la mine de May-sur-Orne, il voit sa fermeture en 1968. Après quelques années chez Renault Véhicule Industriel, il deviendra secrétaire fédéral du PCF dans le Calvados. Il sera également maire-adjoint de Dives-sur-Mer. Toute la fin de sa vie sera consacrée à la CGT et au PCF. Véronique croise la route des Jeunesses communistes avant d’adhérer au PCF en 1976.

Elle fait ses études secondaires au Lycée Fresnel à Caen jusqu’en 4e pour rejoindre une section CAP/BEP au lycée technique d’Ifs à Caen. Elle veut travailler, gagner sa vie, être autonome.

En 1977, elle commence sa carrière professionnelle au sein de l’entreprise nationalisée EDF-GDF, tout d’abord en contrat à durée déterminée en effectuant des remplacements. Elle se syndique immédiatement à la CGT, le seul syndicat de classe dont elle connaît bien l’histoire. En 1979, elle est titularisée.  Elle travaille alors pour la Caisse d’activités sociales (CAS) en intégrant le service qui gère la sécurité sociale des Gaziers et des Électriciens. Dès son entrée dans l’entreprise, elle entreprend un cursus de formation "maison". L’ascenseur social fonctionne alors chez EDF-GDF grâce à la formation interne.

Dès son arrivée dans l’entreprise, elle se bat contre les attaques incessantes envers le service public. Elle mène au travers de son syndicat et son parti, une lutte acharnée contre le Traité de Maastricht.  Elle est élue conseillère prudhommale pour un mandat de cinq ans pour le syndicat CGT. Elle accepte un mandat de secrétaire du Syndicat CGT EDF dans le Calvados.

De la victoire du OUI de Maastricht, découlera l’effondrement du service public nationalisé. Elle assistera à la casse totale du service public de l’électricité et du gaz et le dépeçage du statut national.

Lorsqu’EDF-GDF lance l’opération « Compteur Libre Énergie » à Roubaix, une « terre de prédilection » pour tester la mise en place d’un « compteur du Pauvre », Véronique et ses camarades mènent une lutte gagnante contre l’installation de ce procédé discriminant. En Basse-Normandie, le compteur est bloqué à zéro et pour cause ! Véronique y officie. Cette lutte acharnée lui vaut le surnom de « mère Teresa » de la part des patrons d’EDF. Ironie du sort pour cette athée. Comment accepter en effet que des familles soient plongées dans le froid et le noir au simple motif que les parents n’ont pas de travail stable ni de revenus. 

L’année 1995 est celle du grand mouvement social contre le Plan Juppé. « Tous ensemble ! » est le slogan scandé dans les manifestations où se retrouvent des milliers de personnes. Le 15 décembre, le gouvernement retire sa réforme sur les retraites, la Fonction publique et les régimes spéciaux (SNCF, RATP, EDF). Cette décision est assimilée à une victoire par les syndicats de salariés. Mais Juppé refuse de céder sur la Sécurité sociale dont le budget sera dorénavant voté au Parlement (modification constitutionnelle historique par rapport à 1945). Après cinq semaines de grève, la victoire est amère : la CGT et le PCF abandonnent le combat lâchement. Véronique en rupture de conviction avec son parti, quitte le PCF. 

En 1999, elle rend également sa carte syndicale suite à un désaccord politique profond lié à la signature par la CGT de l’accord sur les 35 heures avec baisse de la masse salariale. L’accord sur l’aménagement du temps de travail signé par la CGT se traduit sur le terrain par l’élargissement des plages d’accueil et d’intervention : du lundi au vendredi jusqu’à 19h30 et le samedi matin s’ensuivra le « joignable 24h/sur 24 » avec la mise en place des centres d’appels de nuit.

L’année 1997 est une étape clé dans la destruction d’EDF et Gaz de France. C’est, en effet, l’année de la mise au point des directives européennes. Les deux années qui suivent transposent ces directives et permettent de parachever la liquidation du service public. On assiste à l’ouverture du marché des professionnels en 1999, celui des particuliers en 2007, l’ouverture du capital et la privatisation. Tout passera… sans luttes.   

Suite à ces événements, Véronique se syndique à SUD ÉNERGIE qui refuse les renoncements de la CGT en la matière. Avec ce syndicat, elle croise la route de camarades remarquables. Elle participe notamment à une grande lutte contre les sanctions injustifiées à l’égard d’agents d’ERDF à Caen. Elle assiste, impuissante, à la mise en danger du secrétaire national de SUD ÉNERGIE, qui risque sa vie dans une grève de la faim pour dénoncer le licenciement abusif d’un technicien. Cet épisode dramatique et inutile mettra fin à son activité syndicale, sans pour autant annihiler sa volonté d’engagement dans une lutte quand elle s’avère nécessaire

Après plusieurs années sans activité politique, de plus en plus inquiète face à la dégradation de la situation sociale dans notre pays et le sentiment diffus d’y contribuer par manque d’organisation politique, elle croise la route du M’PEP auquel elle adhère en 2013.

Depuis 1997, tous les jours, dans le cadre de son activité professionnelle, elle constate les effets néfastes de la destruction du service public. Elle est responsable d’une équipe solidarité à EDF. Sa mission consiste à s’occuper des clients en situation de précarité énergétique.

Domiciliée à Ver-sur-Mer dans le Calvados, elle fut candidate aux élections départementales sur le canton de Courseulles-sur-Mer en mars 2015 au nom du M’PEP.

Elle adhère au PARDEM à sa création en février 2016. 

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