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Andrée HEMET

 

Andrée Hemet est née en 1957 à Pontavert (02) près de Reims, dans une famille originaire de l’Hérault. Ses quatre grands-parents sont des immigrés espagnols venus en France pour échapper à la misère.

Son grand-père maternel, plâtrier dans l’Hérault, est victime très jeune d’un accident du travail ; il supporte sa perte de reconnaissance sociale grâce à la lecture. Sa femme, sans qualification, travaille dans des usines et des fabriques diverses à Bédarieux (34). Révoltée par les injustices qu’elle n’a pas manqué de dénoncer en famille, cette grand-mère s’est toujours sentie proche des communistes.

Ses grands-parents paternels, derniers-nés de fratries de treize et quinze enfants de paysans, n’ont eu accès ni à l’école, ni à une partie des terres familiales. Pauvres et analphabètes, ils quittent l’Espagne et s’installent dans le sud de la France pour cultiver la vigne et fonder leur famille.  

 

A travers ses grands-parents qui s’épuisent et son père qui, en tant que fils d’immigré, a souvent raconté le rejet et l’humiliation de son enfance, Andrée Hemet comprend assez tôt l’idée d’appartenance à une classe dominée et la nécessité de lutter.

Son père poursuit ses études jusqu’au BEPC. Dès l’âge de seize ans, il adhère au PCF et y milite, malgré des désaccords, jusqu’à la fin de sa vie, soixante ans plus tard. Il ne cessera de remercier le parti d’avoir ouvert son esprit à la culture. Entré aux Ponts et Chaussées comme cantonnier, il prépare des concours et obtient en 1955 un poste de conducteur de travaux sur les voies navigables à Reims. Il adhère à la CGT et sera délégué syndical tout au long de sa carrière, et, à sa retraite, délégué aux prudhommes.

Andrée Hemet suit ses études à Reims au lycée public Jean-Jaurès où se côtoient les enfants des propriétaires de maisons de champagne et ceux des ouvriers, renforçant sa perception des classes sociales.  Elle obtient le Bac B (sciences économiques) et réussit le concours d’entrée à l’Ecole normale d’instituteurs de Melun (77).

Durant les deux années d’études, elle poursuit parallèlement une formation d’enseignante de français-langue étrangère et anime un cours du soir d’alphabétisation pour adultes.  Elle loge dans le foyer de travailleurs de Melun, fréquente les laissés pour compte de l’école et continue de partager les révoltes des jeunes salariés.

Dès son entrée à l’Éducation nationale, elle adhère au Syndicat national des instituteurs (SNI), devenu par la suite SNUIPP/FSU. Déçue par l’absence de prise de position claire et de réflexion politique et pédagogique, elle quitte le syndicat.

Nommée à Meaux, elle se rapproche du PCF et y adhère. Elle enseigne pendant 20 ans dans la cité d’urgence (ZEP) de la Pierre Collinet (10 ans en classe de non-francophone, 10 ans en CP) où l’expérience familiale se rejoue pour d’autres migrants (Maghreb, Mali, Asie) ; puis dans une école du centre-ville (en CM1) où le chômage et la pression au travail des parents ravagent les enfants. Elle mesure combien la culture est un moyen d’émancipation et d’intégration dans la société pour les enfants.

En 1981, elle rend sa carte du PCF pour désaccord avec le fonctionnement des permanents.

Lors de l’année scolaire 1981-1982, en disponibilité pour études (par correspondance : linguistique, anglais, russe), elle assure un contrat local à temps partiel de professeur de musique à l’école élémentaire de Béja en Tunisie. Cette approche de la culture et de la langue arabes ainsi que les études par correspondance lui seront utiles dans son travail d’enseignante de français-langue étrangère.

Durant toute sa carrière d’institutrice, elle est très proche de la Fédération des œuvres laïques (FOL) et des groupes de réflexion pédagogiques. Partie prenante des actions éducatives et culturelles, elle est mandataire financier et secrétaire de l’Office central de la coopération à l’école (OCCE) pendant plusieurs années. Toujours très attachée à la laïcité, elle est adhérente à l’Union des familles laïques (UFAL) depuis une dizaine d’années.

En 1996, elle passe le concours interne et devient professeur des écoles, puis obtient l’habilitation à l’enseignement de l’anglais à l’école.

En 1999, elle adhère à Attac. En 2006, complètement en désaccord avec la nouvelle direction nationale, elle quitte le comité d’Attac local avec une grande partie des militants. Le comité est dissout faute d’adhérents. Ces militants, conscients de leur capacité de travailler ensemble en s’émancipant de leur appartenance syndicale et politique, décident, en 2008, de créer le journal Tapage pour continuer le travail politique engagé sur la région nord Seine-et-Marne. Tapage édite depuis sept ans 5 numéros par an ; Andrée Hemet rédige pour chaque numéro la rubrique littéraire et un billet d’humeur.

En 2008, elle adhère au M’PEP et participe aux actions de la fédération du 77. En 2016, Andrée Hemet adhère au Pardem, seul parti, pour elle, capable de changer véritablement la vie des classes dominées ; elle est trésorière de la fédération de Seine-et-Marne et membre du Conseil national du Pardem.

 

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