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Maurice ENGRAND

 

 

Maurice Engrand est né à Paris dans le 20e arrondissement, dans une famille catholique de condition modeste. Son père est musicien trompettiste et sculpteur sur bois, meubles de styles anciens, sa mère est sans profession. Sa sœur est pianiste et organiste, son frère comédien, puis professeur de judo et de gymnastique.

Au lycée Claude Bernard (Paris 16e), il suit d'abord la filière littéraire, puis s'oriente en filière technique à l’École nationale professionnelle (ENP) Raspail, l'équivalent des lycées techniques. Il abandonne en 1ère technique (électricité Industrielle) car il ne s'adapte pas aux conditions d'enseignement, et suit avec succès, à Lons-le-Saunier (Jura), une formation de contrôleur laitier et beurrier. Après une période militaire, il reprend ses études pour suivre une formation de technicien en électronique à l’Association de formation professionnelle des adultes (AFPA), à Angers et Grenoble (Pont-de-Claix). Il obtient le diplôme de technicien électronicien de l'AFPA.

 

Il occupe successivement les emplois de contrôleur laitier, d'ouvrier spécialisé dans une très petite entreprise : dix heures et demi par jour « aux manivelles », 8 500 pièces par jour, 5 jours par semaine, pendant quelques mois seulement.

Il est ensuite marin de l’État pendant 4 ans, embarqué 1 an sur un escorteur rapide, 3 ans à terre à Brest comme quartier-maître de 1ère classe « Détecteur » (Radars).

Il est pendant quelques mois technicien électronicien en travail intérimaire à la Thomson - Chatou, travaillant à la mise au point des électroniques de mesure pour les essais nucléaires à Mururoa.

Il continue sa route en tant que technicien électronicien au ministère de l’Équipement, Service d’études et recherches sur la circulation routière » (SERC) qui deviendra Institut de recherche sur les transports » (IRT). Étude et réalisation de systèmes de comptage des véhicules et de mesure des vitesses moyennes sur les routes et autoroutes. Ensuite il travaille toujours comme technicien électronicien, dans un Institut du CNRS : l'Institut de physique nucléaire d'Orsay (IPN - ORSAY), fondé par Frédéric et Irène Joliot-Curie. Étude et réalisation d'instrumentations pour les expériences de recherche fondamentale en physique nucléaire. Il devient ingénieur par promotion interne. Il travaillera dans cet Institut jusqu'à sa retraite en 2002.

Sensible dès son plus jeune âge à la misère sociale, il participe d'abord aux chantiers Abbé Pierre puis aux Compagnons Bâtisseurs, organisations catholiques de dimension européenne (Caritas International). Son expérience et sa réflexion lui font rapidement comprendre l'antagonisme des classes sociales et donc la lutte des classes... sans avoir lu Marx ! De même que sa réflexion l'amène à l'athéisme.

Au SERC/IRT, il participe à la création d'une section syndicale CGT. À l’IPN-Orsay, il trouve un climat politique favorable, le laboratoire a une forte implantation communiste mais le PCF est plus actif pour les œuvres sociales qu'au plan vraiment politique. Pendant et après la période « mai 68 », des jeunes communistes, forces vives, ont été exclus du PCF sous prétexte de gauchisme, maoïsme etc. Ces jeunes exclus vont former un groupe politique, auquel il se rallie, le Groupe militant marxiste (GMM). Ils effectuent ensemble, d'une part, un travail d'agitation politique (celui qu'aurait dû mener le PCF !), fin du gaullisme, du franquisme, guerre du Vietnam, etc. et, d'autre part, ils animent le syndicat, SNPCEN-FEN, représentant les salariés ouvriers, techniciens et administratifs spécifiques à la physique nucléaire. Embauchés au départ sur des contrats individuels calqués sur ceux du CEA, après un travail de définition des professions et de création d'une grille des salaires, ils obtiennent un arrêté ministériel de gestion de leur cadre de personnel. Cela a concerné un millier de personnes au plan national, une unification avec les autres cadres du CNRS n'ayant pas été possible du fait d'un net avantage salarial en faveur des « Contractuels de physique nucléaire ». Un nivellement par le bas n'était pas acceptable, les autres syndicats n'ont pas voulu engager la lutte de nivellement par le haut en s'appuyant sur les salaires des Contractuels.

En 2006, il intègre le Collectif anti-libéral de Mortagne-au-Perche. Il assure la candidature de ce Collectif aux législatives de 2007, dans la 2e circonscription de l'Orne. C’est également dans ce Collectif qu'il fait la connaissance de militants du M'PEP, mouvement auquel il adhère en 2008. A la création du Pardem, il trouve dans ce parti les connaissances et la compréhension qui lui avaient toujours manquées pendant toute la durée de sa simple appartenance à « la Gauche ». Il n'envisage donc plus de réorientation individuelle ! 

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