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Michèle DESSENNE

 

Michèle Dessenne est née en banlieue parisienne. Elle a vécu à Fontenay-sous-Bois dans le Val de Marne puis à Montreuil en Seine-Saint-Denis. Elle est issue d’une famille d'ouvriers et d'employés, communistes et syndicalistes. Son père, avant de bénéficier de l’ascenseur social des Trente Glorieuses, est ajusteur, et sa mère employée à la Sécurité sociale puis mère au foyer.

Elle a 15 ans en mai 1968, et y puise l'énergie du collectif et la force de la révolte. Elle s'engage avec enthousiasme dans le mouvement lycéen. Titulaire du bac, étudiante à l'Université Paris VIII Vincennes et salariée intérimaire dans une période durant laquelle trouver du travail était simple et rapide, elle occupe successivement des emplois de vendeuse, caissière, employée de bureau, secrétaire, ouvrière, animatrice dans une maison des jeunes et de la culture, monitrice de colonie de vacances et en centres de loisirs, enquêtrice à l'INED.

 

Puis elle participe à la création d'une société coopérative ouvrière de production dans le secteur des arts graphiques et de la communication, en Seine-Saint-Denis, à Bagnolet, aux Lilas puis à Montreuil. Elle y travaille pendant 30 ans. Travailler en SCOP c’est faire le choix de la propriété collective de l’outil de production par les salariés sociétaires, du principe une personne égale une voix, d’une gestion démocratique et de la prédominance du travail sur le capital.Le collectif, l'égalité et la solidarité ont été les repères de l'action de cette SCOP. Mais elle s’est confrontée à la violence du « marché » et du système bancaire, de la concurrence féroce des groupes multinationaux, véritables prédateurs. Finalement, quelle que soit la détermination des coopérateurs, leur engagement, leur professionnalisme, le système les broie. Ils sont soumis aux lois du marché et aux banques. Soit ils se soumettent soit ils disparaissent. La forme coopérative ouvrière peut être une forme viable et révolutionnaire mais dans un cadre politique favorable, évidemment pas celui du néolibéralisme triomphant.

Le milieu familial de Michèle Dessenne lui transmet le sens de la solidarité, de la lutte des classes et les valeurs de la Résistance. Elle ne peut concevoir la vie qu'en partageant des combats avec d'autres. Active dans des mouvements féministes, au sein de radios libres puis de parents d’élèves, elle contribue comme membre fondateur à la création de l'association d’Attac contre les marchés financiers, participe aux forums sociaux mondiaux et, surtout, anime la bataille du NON au Traité constitutionnel européen de 2005 aux côtés de Jacques Nikonoff, alors président d'Attac. De là est née sa conviction que l'action associative et citoyenne ne suffit pas pour transformer la société. Agir suppose de porter un projet politique, de le mettre en débat, de le soumettre aux citoyens électeurs.

Désormais vice-présidente du Parti de la démondialisation – le PARDEM -, elle est convaincue que la reconquête de la souveraineté nationale est une condition impérative pour renverser l'ordre injuste du capitalisme dont la mondialisation néolibérale est la forme la plus achevée

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