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Bernard CHRÉTIEN

 

Bernard Chrétien est l'aîné d'une fratrie de quatre enfants, d'un père à la fois normand (natif d'Avranches) et breton, et d'une mère savoyarde. Son grand-père paternel est chercheur d'or en Argentine et au Brésil. Il est d'un tempérament anarchiste tandis que son épouse est plutôt catholique.

Le père de Bernard naît dans une famille de la petite bourgeoisie avranchinaise. Il s'engage à 17 ans dans la marine de guerre pour 5 années (de 1929 à 1934) durant lesquelles il parcourt les côtes de l'Afrique francophone, du Congo jusqu'en Algérie, puis celles des Indes, de l'Indochine, de la Chine, de la Corée et du Japon. Basé pour un an à Saïgon, il est révolté par les traitements réservés aux populations autochtones et c'est là qu'il devient communiste.

Le bateau où est embarqué son père a pour mission de protéger les missionnaires et les intérêts économiques occidentaux dans cette région en proie aux combats incessants entre les troupes de Mao, celles du Kuomintang, et celles des seigneurs de la guerre. Les cadavres défilent sur le fleuve bleu, et les nombreuses photos et récits qui en sont faits, résonnent pour Bernard, dès son plus jeune âge, comme une invitation au voyage et à l'aventure, mais aussi un hymne à la tolérance. 

Une fois libéré de ses obligations militaires, le père de Bernard travaille à poser des lignes électriques, puis devient cheminot en 1937. Fusilier marin fait prisonnier en 1940 à Cherbourg, libéré en tant que cheminot, il est affecté au dépôt de Saintes qui est alors un très important nœud ferroviaire. Résistant communiste recherché par la Gestapo, il se cache dans des fermes en Bretagne, sous le nom de Bernard. Bien qu'étant armé, sa principale activité est de distribuer des tracts au nez et à la barbe des nazis. Après la guerre, il est secrétaire de la CGT en Saintonge, et suppléant du seul député communiste de Charentes-Maritimes, Georges Gosnat. Quant à son oncle, il servira dans les Brigades internationales en Espagne.

L’enfance et l’adolescence de Bernard Chrétien sont nourries par les livres et les cours d'histoire-géo au Collège Agrippa d’Aubigné à Saintes où il a la chance "d'avoir le meilleur prof", un socialiste sincère. Très tôt, il fait la relation entre l'histoire antique et l'histoire moderne, avec ses héros préférés, tel Che Guevara, Yasser Arafat, Gamal Abdel Nasser, Fidel Castro, Lénine, Mao, mais aussi Vercingétorix, Hannibal ou encore Alexandre de Macédoine. Ses livres préférés sont autant historiques que des livres d'aventure. Au nom de tous les miens (Martin Gray), La résistance palestinienne (Gérard Chaliand), La chine de Mao, ou encore Un homme véritable de Boris Polevoï, La grande armée du drapeau noir (histoire de l'anarchisme : Georges Blond), 10 jours qui ébranlèrent le monde (la révolution russe, John Reed).

Bernard Chrétien, qui a fait des études secondaires au lycée technique Bernard Palissy à Saintes où il décroche un bac technique électronique (F2), suit une année en cours du soir au CNAM, à Paris, en mathématiques.

Passionné de technique et d'aviation, il échoue à entrer chez Dassault, et finit par se laisser convaincre d'entrer à la SNCF. Il y restera quatre années pendant lesquelles il s’occupe des réparations et du dépannage des locomotives électriques (BB8500, BB9200, BB7200, CC6500).

Alors qu’il saisit l’occasion de son travail en région parisienne pour se documenter en politique, et parfaire ses convictions au contact des militants de toutes tendances, il s’aperçoit qu’il manque dans toutes les doctrines un élément essentiel à ses yeux, l'humain, dont beaucoup sont pourtant censés faire le bonheur, souvent contre leur gré, tout en oubliant leurs caractéristiques intrinsèques, et comment la personne réagit face aux contraintes extérieures telles que la pollution, l'autorité étatique, la vie en couple, etc.

Il en tire des conclusions dans un manuscrit intitulé Vers la société humaine, qui adapte au politique les recherches scientifiques que l'on trouve dans les revues élitistes de l'époque (1984), livre qu’il a vainement tenté de publier, mais qui sert néanmoins de plateforme de discussions avec des amis, qu'ils soient libertaires ou favorables à la Nation, rencontrés au gré de ses recherches. A partir de cette époque, il n’a jamais cessé de produire des tracts à chaque événement : De Munich à Maastricht contre l'abandon de sa souveraineté par la France mitterrandienne, La loi de l'empire lors de l'invasion de l'Irak, etc.

Parallèlement à ses activités politiques, il dépose un brevet d'invention concernant un système de calage automatique pour locomotives, actif dans un sens, et effaçable dans l'autre, que la direction de la SNCF entend considérer comme une simple suggestion, en dépit de toutes les lois et décrets. Non syndiqué, mais ami de Daniel Vitry, qui est second à Lutte ouvrière (LO) et salarié à la SNCF, il discute beaucoup avec lui, de politique, et surtout des méthodes pour passer outre les bureaucraties syndicales. C'est lui qui suggère en 1985, la constitution d'une coordination des syndiqués et non syndiqués. Pour lui, il est devenu évident, à travers sa propre expérience et le quotidien des cheminots, que la direction SNCF c’est l’État dans l’État, dont le fonctionnement consiste à gommer la personnalité des cheminots en échange d’un emploi sécurisé. Il s'ensuit alors trois semaines de grèves dures. L’épisode du brevet sert de révélateur, mais pour la direction de la SNCF, il est allé beaucoup trop loin, et n'échappe à ses nervis, qui veulent lui arranger le portrait, qu'en courant plus vite qu'eux. 

Le passage par la case entreprise publique et les rencontres qu'il va faire avec des amis libertaires le convainquent de la nécessité, pour lui-même, de se débarrasser de la tutelle d’un chef ou d’un patron, et il recherche l’activité qui peut lui garantir son indépendance.

Après deux ans passés en tant que salarié électricien bâtiment et électronicien dans diverses entreprises en région parisienne et à Saintes, il crée une association régionale de travailleurs indépendants, qui accède à des marchés de travaux dans le bâtiment, et permet de mettre à leur compte des chômeurs et des ouvriers désireux d'être indépendants. Une coopérative ouvrière de bâtiment prendra le relai de cette expérience, ce qui permet d'embaucher des ouvriers salariés et d'assurer la continuité d'importants chantiers dans tous les corps d'état. Suite à un gros impayé, la SCOP est dissoute trois ans plus tard. En 1992, Bernard recrée une structure indépendante et recentre ses activités sur le BTP.

Bernard est un curieux du monde. L'un de ces copains, kabyle, résidant en Région parisienne, l’ayant invité à aller chez lui, près de Béjaïa, il fera trois voyages en Algérie, parcourera le Maghreb, en voiture et aussi à pied avec sac à dos, fera trois voyages en Grèce, où il rencontre des amis libertaires. Au Maghreb et ailleurs, comme à Cuba, chaque voyage sera l'occasion de comprendre comment la population vit, de faire des rencontres avec des gens, des politiques, de nouer quelques liens et, bien sûr, de visiter les villes antiques.

Observateur depuis plus de trente ans, de tout ce qui bouge dans la vie politique française, il suit de près la décomposition de la gauche de la gauche au contact du PS tout en participant à diverses initiatives visant à créer une véritable alternative politique et sociale. L’échec de tous ces mouvements, insuffisamment structurés, dont les membres ne sont pas assez motivés, et dont les idéaux lui semblent nébuleux, le conduit à adhérer au M’PEP, puis au Parti de la Démondialisation, comme aboutissement de convictions idéologiques.

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