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 Retour à la direction du Parti 

Rémy CHIERAGATTI

 

Rémy Chieragatti est né à Menton (Alpes-Maritimes) dans une famille d’immigrés italiens par ses grands-parents. En arrivant en France, ceux-ci n’ont qu’un objectif : s’intégrer. Son père est agent technique EDF, sa mère « sans profession » pratique quelques activités professionnelles occasionnelles pour joindre les deux bouts. La famille est de tendance gaulliste.

Rémy poursuit ses études secondaires au lycée Pierre et Marie Curie à Menton. Puis il est admis en école préparatoire au concours des Arts et Métiers au lycée « les Eucalyptus » à Nice et intègre l’École nationale des arts et métiers (ENSAM) au centre d’Aix-en-Provence pendant deux ans et à Paris la dernière année (parcours classique). Diplômé ingénieur de l’École nationale des arts et métiers, il devient ingénieur de recherche au Centre des matériaux de l’École nationale supérieure des mines de Paris (ENSMP). Il obtient un doctorat en sciences et génie des matériaux de l’ENSMP. Il occupe ensuite divers emplois : Le Condensateur céramique (LCC) à Dijon, maître de conférences à l’Université de Lille I, cadre scientifique à l’École nationale supérieure d’ingénieurs de constructions aéronautiques (ENSICA) à Toulouse. Il est aujourd’hui professeur associé à l’Institut supérieur de l’aéronautique et de l’espace (ISAE) à Toulouse et réside dans sa grande banlieue, à Caraman.

 

Rémy marque un intérêt certain pour la politique, mais longtemps limité au cadre des discussions familiales, et dont l’action se traduit simplement à l’expression dans les urnes.  Il croit pendant longtemps en l’utilité de voter, et après la période Giscard-Barre qui marque le début sensible de la destruction de la Nation (en réalité cela commence dès Pompidou), il croit en la possibilité d’un autre choix avec l’arrivée de Mitterrand au pouvoir, malgré les avertissements familiaux. C’est après le traité de Maastricht, où il vote « oui » sur la simple confiance en ceux qui le prônaient sans comprendre les enjeux du texte, qu’il commence à douter très fortement de la bienveillance des dirigeants. En 2002, il se rapproche du Pôle républicain animé par le Mouvement républicain et citoyen (MRC), qui se distingue des autres partis par ses analyses (celles de Chevènement). Celles-ci paraissent bien plus pertinentes que les slogans des autres partis de l’époque, surtout ceux de gauche. Il considère que la situation est critique et nécessite un investissement plus grand que le simple vote. Par rapport aux débats politiques de son adolescence, il lui semble que les campagnes électorales ressemblent de plus en plus à des campagnes commerciales où les politiciens s’adressent en commerciaux à des électeurs consommateurs. Les conditions locales ne l’ont pas poussé à traduire son intérêt pour le MRC par son adhésion, mais il participe pour la première fois au dépouillement électoral.

Ses craintes se concrétisent par le duel Chirac-Le Pen du deuxième tour de la présidentielle de 2002. La campagne médiatique finit de le convaincre que notre pays s’éloigne de l’idéal démocratique, en plus de justifier sa méfiance dans les organes d’information dominants qui n’a cessé de croître jusqu’à une déconsidération totale aujourd’hui…

C’est en 2005 que son engagement s’accélère. La lecture des dix premiers articles du Traité constitutionnel européen (TCE) lui « hérisse le poil ». Il a été très sensible à la campagne « internet » contre le TCE et l’a relayée dans ses échanges internet et les conversations amicales et familiales. Là encore, il constate la dissymétrie médiatique entre le "oui" et le "non" et les débuts de censures internet. Il est ensuite consterné par l’absence de conséquences politiques du résultat du référendum et décide de s’engager avec la ferme conviction que la dégradation de la vie politique et économique de son pays est liée à l’intégration dans l’Union européenne. À cette époque, il lit le livre de Serge Halimi, Le Grand bond en arrière (Fayard, 2004), qui confirme à l’échelle mondiale ses propres analyses locales.

Parallèlement, il constate la lente descente du statut de la langue française en France, dans tous les domaines. Actuellement l’accélération est fulgurante, notamment dans les domaines professionnel, culturel et international. Ce processus est lié à celui de la mondialisation néolibérale et ne peut se combattre qu’avec la démondialisation.

En même temps, il assiste en tant qu’enseignant-chercheur à une dégradation des conditions de la recherche en France au travers de ce qui se passe à Toulouse. L’État se désengage et finance la recherche par groupes industriels interposés (crédit d’impôt) qui filtrent au passage une part importante des subsides de l’État et ne laissent in fine qu’une part réduite aux organismes publics de recherche. Des instances comme l’Agence nationale de la recherche (ANR) et l’Agence d'évaluation de la recherche et de l'enseignement supérieur (AERES) sont fusionnées par les socialistes. Ils les rebaptiseront Haut Conseil de l'évaluation de la recherche et de l'enseignement supérieur (HCERES), sans en changer le contenu. Cette dernière fait la pluie et le beau temps dans les laboratoires sur la base des critères du néolibéralisme. Ceux-ci visent à éliminer le plus d’équipes de recherche possible pour « discipliner » les chercheurs au sein de structures de plus en plus grosses qui les éloignent des centres de décisions.
La réforme de l’Université appelée sans doute ironiquement « autonomie » de l’Université (les néolibéraux ont un humour très cynique !) vise à asservir l’Université, et plus généralement l’enseignement supérieur et la recherche, aux décisions des grands groupes industriels. Pour cela, le gouvernement n’a pas hésité à quadrupler le traitement des présidents d’Université pour faire taire leurs éventuels états d’âme à instaurer une petite monarchie à la place des instances de décisions collégiales. L’endettement savamment orchestré du Grand Emprunt et des partenariats public-privé (véritable retour au « Charges » de l’Ancien Régime) ajoute à cet asservissement. L’intérêt des établissements ne se confond plus du tout avec l’intérêt de la Nation.

Symptomatiquement, l’anglais devient la langue de l’enseignement supérieur après avoir été décrété langue de l’entreprise par M. Sellières, l’ancien président du Medef. La loi félonne dite Fioraso (encore les socialistes) liquide le dernier rempart derrière lequel un enseignant pouvait refuser sans s’exposer d’enseigner en anglais. Maintenant le contribuable peut financer le remplacement des cours en français par des cours en anglais ! Globalement, la recherche au service des grands groupes industriels et financiers est financée par les impôts des Français et crée des emplois productifs à l’étranger. En effet, lorsque la recherche alimente l’innovation et se traduit par une production industrielle, celle-ci, par le jeu du libre-échange et selon la logique de profit de ces groupes, finit à plus ou moins long terme par être délocalisée quand elle ne débute pas immédiatement à l’étranger. C’est du gagnant-gagnant pour les « investisseurs » institutionnels et du perdant-perdant pour le pays.  Rémy considère que ce n’est plus supportable et que seule la loi,  donc l’action politique peut changer ce déséquilibre. Le combat au sein de l’Université ne mène à rien comme l’excellente association « Sauvons la Recherche » l’a malheureusement prouvé.

Le hasard de sa recherche d’engagement le conduit à participer très modestement à l’émission sur Radio Aligre (Paris) Des Souris et de Hommes de Pascale Fourier, juste avant qu’elle ne s’arrête. Elle lui parle de la naissance du M’PEP, mouvement auquel il demande immédiatement son adhésion en 2008.

Cet engagement se fait sur la base des analyses et des grands objectifs de ce mouvement, la sortie de l’UE et de l’euro pour retrouver la souveraineté nationale de façon à pouvoir mener des politiques dignes de la devise de la France, liberté, égalité, fraternité. Devise tellement opposée à la nature du capitalisme (asservissement, domination, concurrence) et à son avatar de l’UE, « la concurrence libre et non faussée ». La seule difficulté pour lui au M’PEP a été de s’inscrire dans sa stratégie initiale de ré-identification de la gauche. La gauche n’avait pour lui aucune résonance affective et il a eu beaucoup de difficultés à en comprendre le sens pour s’y reconnaître. L’évacuation de l’étiquette de gauche dans le Parti de la démondialisation l’a soulagé d’une réflexion qui, maintenant, lui paraît aussi utile en politique que celle sur le sexe des anges en philosophie !

Membre d’un club de cyclotourisme et d’une association de randonnée, il est un habitué des chemins escarpés !

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