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 Retour à la direction du Parti 

Anne-Marie ARNOULD

 

 

Anne-Marie Arnould est née à Champigneulles (Meurthe-et-Moselle). Issue d’une famille ouvrière, son père était ajusteur-outilleur dans la métallurgie, chez Ferembal, militant à la Jeunesse ouvrière chrétienne (JOC), puis à la Confédération française des travailleurs chrétiens (CFTC) et ensuite, à la scission de ce syndicat, à la Confédération française démocratique du travail (CFDT). Il a exercé la fonction de conseiller aux Prud’hommes. Sa mère a arrêté de travailler à la comptabilité de la Brasserie de Champigneulles pour s’occuper de leurs 4 enfants.

Dès l'obtention du BEP secrétariat-comptabilité à l’institution Sainte-Elisabeth, deux ans après le Collège d’Enseignement Général de Frouard, elle commence à travailler en exerçant divers emplois de moyenne durée. Elle intègre, en tant que bénévole, un centre de protection de la nature, structure associative écologique indépendante. Elle est ensuite embauchée en qualité de secrétaire du service « chauffage-climatisation » dans un bureau d’études bâtiment à Nancy, liquidé par la suite.

Elle fait de nombreuses missions d’intérim, entrecoupées de périodes de chômage. Elle est enfin recrutée à l’Association pour l’emploi dans l’industrie et le commerce (Assédic) de Nancy, qui deviendra plus tard l’Assédic Lorraine.

Sa mission principale dans cet organisme consiste en la présentation des dossiers de demande de fonds social "secours" et  "formation" : réception des demandes, rédaction de textes de synthèse, expliquant la situation financière des demandeurs pour les secours et du projet professionnel pour les formations. Les dossiers sont ensuite présentés au Comité de Gestion du Fonds Social, organe paritaire composé de représentants désignés par les syndicats représentatifs et le patronat. Elle est chargée également de la mise en œuvre des décisions de cette instance. Le contact quotidien avec les travailleurs privés d’emploi est une expérience traumatisante mais enrichissante. Certains projets professionnels aboutissent grâce aux aides des institutions (région, département et Assédic). De nombreux demandeurs d’emploi parviennent à se reclasser à la suite d’une formation. Les fonds "secours" permettent à d’autres allocataires de résoudre momentanément des défauts de paiement. Anne-Marie Arnould n’est jamais parvenue à intégrer la notion de « client », que la « modernisation » du régime a introduite dans cet organisme, ainsi que la mise en place de plateformes téléphoniques censées réduire le nombre de visiteurs sur les sites. En 2000, à la suppression de cette instance, elle obtient une mutation au service « Recouvrement », et participe à la mise en place de la dématérialisation des déclarations et des paiements des cotisations sociales.

Proche du Parti socialiste unifié (PSU) et de la CFDT, elle adhère à ce syndicat dès son arrivée à l’Assédic Lorraine. Elle y exerce diverses fonctions électives : remplacement de la déléguée syndicale pendant un an, Comité d’entreprise et déléguée du personnel. Elle participe à la campagne des 35 heures. Elle lutte contre la « modernisation » de l’assurance chômage qui avait pour but d’uniformiser les institutions. Les négociations se passent désormais à l’Unédic, afin de réduire les avantages locaux et restreindre le champ d’action des délégués syndicaux. Elle quitte la CFDT en 2003, en raison de son soutien à la réforme Fillon sur les retraites. Elle ne souhaite pas adhérer à la CGT de son entreprise, car elle se trouve en désaccord sur le Plan d’épargne entreprise soutenu par la CGT, qu'elle désapprouvait déjà au sein de la CFDT, et qu'elle espérait voir remis en cause.

Elle adhère à Attac en 1998, et participe à la création du Comité local Attac 54, en qualité de secrétaire. Son adhésion à Attac a été l’aboutissement d’une réflexion sur la mondialisation et les méfaits du capitalisme, les partis politiques « de gauche » n’ayant pas intégré dans leurs programmes les thèmes abordés dans cette association. Localement, l'association est très dynamique, et, au-delà des actions nationales, Anne-Marie milite en partenariat avec les Attac de Belgique, de Luxembourg et d’Allemagne dans le cadre de la « coordination d’Esch-sur-Alzette », créée à l’occasion de la première « Grande Lessive du Luxembourg. » 

Ayant quitté Attac en 2006, elle rejoint le M’PEP à sa création en 2008, afin de poursuivre un combat d’idées qui avait débuté dès les années 1970. Elle adhère au PARDEM en 2016.

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