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 Retour à la direction du Parti

Gilles AMIEL DE MESNARD

 

Gilles Amiel de Ménard est né en 1967 au Québec, de parents français. Son père effectuait alors son service civil sous la forme de la Coopération. Le Canada pratiquant le droit du sol, Gilles possède la double nationalité française et canadienne. Après une petite enfance dans le Gers en classe unique sur un territoire rural, ses parents montent en région parisienne en 1976 puis à Paris en 1977, pour des raisons professionnelles.

Il obtient une licence en histoire à la Sorbonne, puis part travailler au Québec cinq ans, exerçant plusieurs petits métiers, en librairie, dans une usine d’électronique... Il suivra ensuite une formation pour obtenir un diplôme de soudeur, il contribuera ainsi à la conception d’un prototype de voilier en aluminium. Revenu à Paris en 2000, il devient illustrateur sonore pour des événements et consultant musical dans le cinéma, tout en exerçant une activité de conseil en équipement audio. À partir de 1994, et après deux ans d’une difficile période de chômage, il se consacre à l’enregistrement et au mixage en musique.

Il reprend peu après la direction d’une association vers Dieulefit dans la Drôme, organisant des concerts, des enregistrements et des résidences musicales. Depuis 2010, il dirige son studio en Ardèche.

Initié à la vie politique militante par ses parents alors tous deux communistes, il suit ses études d’histoire en les reliant à la politique. Dès les années 1990, il est hostile à la mondialisation et déçu par la compromission du Parti communiste. Lors de ses années au Québec, coïncidant au moment du dernier référendum pour l’indépendance du Québec, il est initié à la réflexion sur la souveraineté nationale, trois ans après la signature du Traité de Maastricht. Au tournant des années 1990 et 2000, il est méfiant vis-à-vis de la gauche radicale organisée autour de l’altermondialisme et des « mouvements » sociaux de simple protestation, souhaitant pour sa part une opposition politique frontale contre l’Union européenne et la mondialisation néolibérale, qu’il ne dissocie pas l’une de l’autre. Il sent bien que la dernière forme du capitalisme, devenu néolibéral, ne laisse plus aucune place pour les rapports de force démocratiques en contrepoids. Le démantelement des institutions que ses défenseurs ont mis en place, et qui font sa force, lui semble donc une nécessité vitale. Il ne voit aucun intérêt à tenter de les transformer « de l’intérieur », d'autant que ces institutions et les traités sur lesquelles elles reposent ont précisément pour propriété d’exclure structurellement tout espace démocratique.

Depuis le début des années 2000, Gilles concentre ses lectures sur des essais en politique, économie, histoire, droit, et philosophie politique, afin de comprendre la situation singulière de la dernière partie du XXe siècle, qui voit s'écrouler la plupart des conquêtes sociales obtenues lors de sa première moitié (1936, 1945, 1968). Les processus démocratiques semblent gelés, sans qu’aucune explication réellement satisfaisante ne soit proposée. L’année 2005, comme pour beaucoup de sa génération, sera le déclic pour tenter de s’engager politiquement afin de décoincer une situation politique et sociale visiblement dans l’impasse, alors qu’une majorité de la population désire manifestement en finir avec le néolibéralisme imposé par la gauche et la droite depuis plus de vingt ans.

Devant l’échec de la recomposition de la gauche face à ce phénomène spectaculaire et alors que toute la classe politique enregistre sans broncher le double coup d’Etat parlementaire entérinant le Traité de Lisbonne en 2008, copie conforme du TCE que venait de rejeter la nation souveraine, plus que sceptique face au PG de l’europhile Mélenchon, il décide de rejoindre le M’PEP en 2009. Ayant enfin trouvé le cadre où militer politiquement en accord avec ses convictions, il consacre tout le temps libre que son travail lui laisse à travailler sur la recherche idéologique correspondant aux convictions démondialisatrices de ce mouvement.

En 2010/2011, il comprend que la gauche, concept fragile et idéologie peu consistante, loin d’être la solution, fait intégralement partie du problème. Plus aucun parti politique n’étant efficace pour défendre les intérêts structurels des classes populaires et des classes  "moyennes" précarisées, il travaille au sein du M’PEP afin que ce dernier, plutôt que de vouloir influencer les partis et syndicats de gauche pour qu’ils deviennent les vecteurs de la démondialisation, devienne à part entière ce parti politique qui manque à ce courant potentiellement majoritaire. Il participe donc avec enthousiasme à la création du Parti de la démondialisation, le Pardem, dans lequel s'est fondu le M'PEP, au tout début de l’année 2016.

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