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Chaque semaine une nouvelle fiche sera publiée
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fiche 5

II.- Reconquérir la souveraineté de la France dans les domaines politique, militaire et diplomatique, en sortant de l’Union européenne, de l’OTAN, en démondialisant, pour bâtir de nouvelles relations internationales fondées sur le co-développement

programme de démondialisation

 

3 septembre 2017.

 

Introduction à la Partie II

 

Les Français, comme chaque peuple, doivent être maîtres chez eux. Être maître chez soi ne signifie pas pour autant se replier sur soi et entretenir des relations agressives ou méprisantes vis-à-vis des autres. Notre pays doit renouer avec le meilleur de son histoire. La France, en effet, pour reprendre le mot d’André Malraux, « a quelque chose à dire au monde ». Et ce « quelque chose », c’est la portée universelle de la Révolution française. Cette dernière, en effet, forte de l’héritage de la philosophie des Lumières, a propulsé les concepts de République, de République sociale, de patriotisme républicain, de centralisation administrative, de laïcité sur toute la planète. C’est notre identité. C’est, bien sûr, la « Déclaration des droits de l’homme et du citoyen », décrétée par l’Assemblée nationale constituante des 20, 21, 23, 24 et 26 août 1789, et qui a été intégrée à la Constitution française du 3 septembre 1791, qui en est l’emblème. C’est elle qui pose les fondements du nouveau régime, car ses principes doivent convenir « à tous les hommes, à toutes les nations, à toutes les formes de gouvernement ». Notre Parti la fait sienne. On peut ici rappeler l’article 3 qui a été probablement le plus dévasté par les politiques néolibérales : « Le principe de toute souveraineté réside essentiellement dans la nation. Nul corps, nul individu ne peut exercer d'autorité qui n'en émane expressément. » Sous l’effet de multiples facteurs, la nécessité de la souveraineté de la Nation est aujourd’hui combattue avec virulence par un arc politique qui va de l’extrême gauche à la droite. Une offrande est ainsi faite à l’extrême droite qui peut alors récupérer une des idées principales de la Révolution française !

 

Il est temps de mettre un terme à cette dérive et de renouer avec les grands idéaux de la Révolution française.

 

L’époque contemporaine, dans sa patiente tentative de construire un droit international public, a réaffirmé à de multiples reprises la nécessité de la souveraineté des nations comme facteur essentiel de paix. Il en est ainsi de la Charte des Nations Unies et de l’Acte final de la Conférence d’Helsinki.

 

La Charte des Nations Unies a été signée à San Francisco (États-Unis d’Amérique) le 26 juin 1945. Son Article 1 stipule que ses buts sont de « Développer entre les nations des relations amicales fondées sur le respect du principe de l'égalité de droits des peuples et de leur droit à disposer d'eux-mêmes, et prendre toutes autres mesures propres à consolider la paix du monde. » L’Article 2 affirme que « L'Organisation des Nations Unies et ses Membres, dans la poursuite des buts énoncés à l'Article 1, doivent agir conformément aux principes suivants : […] L'Organisation est fondée sur le principe de l'égalité souveraine de tous ses Membres. »

 

Nous contestons le rôle du Conseil de sécurité et souhaitons la revalorisation de l’Assemblée générale. Le Conseil de sécurité apparaît en effet comme une source de droit à la place de l’Assemblée générale et produit des normes qui sont assimilées à la légalité internationale. Pourtant, bien souvent, ces normes ne représentent ni la lettre, ni l’esprit de la Charte. Le Conseil de sécurité, en outre, en fait des interprétations de mauvaise foi. Le Conseil de sécurité ne représente en réalité que la volonté des grandes puissances occidentales et de leurs vassaux. Ces grandes puissances occidentales tentent, au travers du Conseil de sécurité, d’incarner à elles seules la justice internationale et l’intérêt général. Tous ceux qui ne partagent pas leur avis sont alors coupables d’abus de droit. Pourtant, selon la Charte des Nations unies, c’est l’Assemblée générale qui devrait avoir le premier rôle car elle représente tous les États. Héla, les États membres n’osent pas contourner le Conseil de sécurité alors qu’ils le pourraient. Les résolutions votées par l’Assemblée générale, trop éloignées de ce que souhaitent les grandes puissances occidentales, ne sont pas appliquées comme en témoignent celles sur la question palestinienne. L’ONU n’est donc pas en mesure de sanctionner les États qui violent la Charte, comme les États-Unis. Ce pays et ses alliés, dont souvent la France (sauf en Irak), en Yougoslave, en Irak, pour « fabriquer » le Kosovo, sont intervenus illégalement, sans mandat de l’ONU. Après ces agressions, l’Assemblée générale n’a pas voulu se prononcer, elle a même couvert ces opérations… Désormais, les seuls États menacés d’une intervention au nom de la protection de leur population, sont ceux qui s’opposent à l’hégémonie des grandes puissances. Nous proposons que la France, membre du Conseil de sécurité, utilise son droit de veto pour empêcher cette dérive et pour revaloriser le rôle de l’Assemblée générale.

 

De leur côté, les Accords d’Helsinki ont été signés le 1er août 1975 à Helsinki (Finlande) par 35 États, dont les deux grands de l’époque (l’Union soviétique et les États-Unis d’Amérique), plus le Canada et tous les États européens. Il ne s’agit pas d’un traité au sens juridique du terme, même si cet accord marque la fin de la première Conférence sur la sécurité et la coopération en Europe (CSCE). C’était une tentative d'amélioration des relations entre le bloc communiste et l'Occident. La partie I, intitulée « Egalite souveraine, respect des droits inhérents à la souveraineté », stipule que « Les États participants respectent mutuellement leur égalité souveraine et leur individualité ainsi que tous les droits inhérents à leur souveraineté et englobés dans celle-ci, y compris, en particulier, le droit de chaque État à l'égalité juridique, à l'intégrité territoriale, à la liberté et à l'indépendance politique. Ils respectent aussi le droit de chacun d'entre eux de choisir et de développer librement son système politique, social, économique et culturel ainsi que celui de déterminer ses lois et ses règlements. »

 

La France, comme la plupart des pays, hormis les grandes puissances comme les États-Unis d’Amérique, la Chine et la Russie, a été étouffée, bâillonnée, anesthésiée. Les instruments de cette mise en dépendance sont les institutions supranationales comme l’OTAN, le FMI, la Banque mondiale, l’OMC, l’Union européenne, l’OCDE. Toutes ces institutions sont contrôlées par les États-Unis d’Amérique et agissent pour favoriser les intérêts de sa classe dominante. Toutes ces institutions ont pour doctrine le néolibéralisme. Parmi elles, une mention spéciale doit être accordée à l’Union européenne. Cette institution, en effet, est celle qui a poussé le plus loin la destruction de la souveraineté populaire et nationale des pays qui en font partie. Lorsque certains peuples ont été consultés par référendum quand la Constitution de leur pays le permettait, pour leur demander de ratifier le Traité constitutionnel européen en 2005, trois d’entre eux ont répondu « non ». Il s’agit des Irlandais, des Néerlandais et des Français. En adoptant peu de temps après le Traité de Lisbonne, qui n’est qu’une réécriture du Traité constitutionnel européen, les oligarques européens ont bafoué la souveraineté de ces peuples. En France, la Constitution prévoit deux voies de ratification des traités européens : le referendum ou la voie parlementaire. Parce que les Français avaient « mal voté » par referendum en 2005, on a choisi de faire passer le Traité de Lisbonne devant le Parlement. Le Parlement a commis l’invraisemblable : voter contre son peuple. C’est un coup d’État parlementaire. Il mérite pleinement son qualificatif de « chambre d’enregistrement des politiques européennes » et il est tout à fait prioritaire de lui redonner son rôle véritable : représenter les intérêts du peuple français. 

 

Dans le domaine économique, la France a été totalement privée de la maîtrise de sa politique monétaire en adoptant l’euro. Elle a été privée de la maîtrise de son commerce international, de son budget, du contrôle de ses mouvements de capitaux, etc.

 

La France doit donc retrouver – reconquérir – son entière souveraineté dans tous les domaines.

 

La souveraineté de la France passe nécessairement par la sortie unilatérale et immédiate de l’Union européenne (UE), de l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN) et de toutes les institutions supranationales (FMI, Banque mondiale, OMC, OCDE). C’est à ces conditions, et à ces conditions seulement, qu’il sera possible de remplacer progressivement l’ordre néolibéral mondial par un nouvel ordre international plus juste.

 

Le système mis en place par les classes dominantes au travers de la mondialisation repose sur le contrôle de grands médias planétaires (agences de presse, télévisions, satellites…), sur l’extension croissante des firmes multinationales et de quelques banques géantes, et sur le verrouillage de l’ensemble par les institutions supranationales que sont l’OTAN, le FMI, la Banque mondiale, l’OCDE, l’OMC et l’Union européenne. Les politiques de démondialisation consistent à sortir unilatéralement la France de ce magma, et à agir pour son démantèlement.

 

Sur le plan économique et financier, la France mènera une politique de démondialisation qui consistera à restituer à la nation les grandes féodalités industrielles, de services, financières et médiatiques françaises sévissant à l’échelle planétaire.

 

Sur le plan politique, la démondialisation correspond non seulement à la sortie de l’UE et de l’OTAN, mais aussi du FMI, de la Banque mondiale, de l’OMC et de l’OCDE. Une telle démarche ouvrira la voie à la construction d’un nouvel ordre mondial plus juste, libéré de la domination des firmes multinationales et de l’Empire nord-américain.

 

Nous allons donc exposer notre programme pour y parvenir :

  • La sortie de l’Organisation mondiale du commerce et de l’Union européenne.
  • Le retrait de l’OTAN.
  • Une diplomatie au service de la construction d’un nouvel ordre international.

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