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par le Parti de la démondialisation (Pardem)

Pendant la Révolution de 1789, les sans-culottes et les soldats de l’An II avaient pour mot d’ordre : « Vive la Nation ! » Pourquoi ? Parce que la Grande Révolution, en tant que rupture dans la marche de l’histoire, a eu pour conséquence de transformer le royaume de France en nation française, dans le cadre d’une république.

Régnant sur son royaume au moyen du droit divin, le monarque était le représentant de Dieu sur terre. La Révolution se traduit par un transfert de souveraineté : le royaume devient la nation et les sujets deviennent un peuple de citoyens. La nation, se substituant au royaume, est le résultat d’un processus engagé lors des États généraux, qui n’était pas prévu à l’avance. L’Assemblée s’est proclamée « nationale », et de ce fait est devenue détentrice de la souveraineté populaire. L’apparition de la nation résulte ainsi d’une prise de conscience collective et progressive à partir d’une réalité vécue. C’est, au départ, une pratique politique et non un principe abstrait.

Cette conception de la nation n’a rien à voir avec du nationalisme, ni la souveraineté avec du souverainisme. Elle n’affirme aucune supériorité ethnique ou une quelconque agressivité envers les autres peuples. La souveraineté nationale, au sens révolutionnaire, est un principe universel.

Le mot d’ordre « Vive la Nation ! » a donc des justifications très puissantes, car c’est le peuple qui est investi de la souveraineté collective, celle-ci échappe au monarque. La Révolution ne sépare donc pas la formation de la conscience nationale de l’émancipation et de la liberté. Cette conception de la nation est porteuse d’un message émancipateur universel qui a stimulé la maturation, ou même la naissance du combat pour l’indépendance nationale de nombreux pays européens dès les XVIIIe et XIXe siècles. On ne peut ignorer, non plus, la portée immense du message de la nation républicaine dans les colonies lorsqu’elles se sont engagées dans la lutte pour leur indépendance nationale.

N’en déplaise aux « Indigènes de la République », ce n’est pas la République, comme régime politique issu de la Révolution de 1789 qui a organisé la colonisation, mais ce sont des dirigeants politiques inconséquents et criminels. S’en prendre au principe lui-même de la République n’est la preuve que d’une profonde ignorance ou confusion mentale.

Ainsi conçue, la souveraineté nationale est un principe politique fondamental, universel, progressiste, qui ne peut que balayer les misérables justifications de type économique qui prétendent le rendre obsolète.  

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