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Cette « théorie » a été formulée par S. Huntington. Pour elle les nouvelles lignes de fracture entre civilisations seraient religieuses. Selon cette doctrine, l’Occident chrétien serait menacé de déclin, il devrait s‘assumer, réagir et repartir en « croisade ». La France devrait en particulier préserver son identité au sein d’une « grande famille occidentale ».

 

La volonté de re-confessionnaliser la société

Pour ce faire, la France, selon certains dirigeants de la droite dont Nicolas Sarkozy, devrait organiser le retour du religieux dans la société. Car le fait religieux serait le seul fait universel. Lui seul serait à la base de « la morale universelle, de la valeur universelle de la liberté et de la responsabilité… ». Il faudrait donc que « les cultes soient mieux représentés dans les instances officielles ».

 

L’affaiblissement du modèle républicain

Cette re-confessionalisation devrait venir se substituer au modèle républicain qui ne serait plus opérant. Car, selon N. Sarkozy, « Jamais l’instituteur ne pourra remplacer le curé ou le pasteur ».

Pour le Pardem, la théorie du « choc des civilisations » ne résiste pas à l’analyse. Elle entretient la confusion entre civilisation et religion, ce qui est extrêmement contestable. Elle stigmatise comme un bloc homogène et une menace la « civilisation islamique » en regroupant des pays et des peuples aussi divers dans leur fonctionnement politique et social que les Arabes, les Turcs, les musulmans d’Indonésie etc. Ensuite, elle ne peut évidemment rendre compte de l’extrême complexité des intérêts économiques et politiques en jeu dans les conflits modernes (par exemple la guerre Iran–Irak ou le phénomène Daesh de guerre entre pays islamiques, le conflit Tchétchène, le conflit du Soudan où se jouaient des intérêts géostratégiques, etc.). Enfin elle expliquerait difficilement le soutien financier et militaire apporté par les USA à l’Arabie saoudite connue entre autres pour sa théocratie islamique obscurantiste et pour avoir hébergé Al Qaïda. Car dans ce cas la religion commune qui détermine les affinités est celle du « Dieu-pétrole »…

Pour résumer, nous ne voyons dans cette pseudo-théorie qu’un prétexte pour justifier l’établissement d’un ordre sécuritaire parfaitement conforme aux intérêts libéraux, comme les USA nous en ont montré l’exemple chez eux depuis le 11 septembre 2001.

Pour le Pardem, même si nous respectons dans la sphère privée la recherche individuelle de la transcendance et du divin, l’universel en politique n’est pas à relier au religieux. L’universel s’exprime dans les principes républicains, dans les institutions qui les portent et les services publics qui les traduisent dans la réalité de la vie de nos concitoyens. Pour nous, le mal des banlieues n’est certainement pas d’être devenues des « déserts spirituels » mais plutôt d’avoir été désertés par l’emploi et les services publics.

Pour le Pardem, le curé, le rabbin, le pasteur ou l’imam ne pourront jamais remplacer le juge, l’instituteur, le travailleur social ou le policier.  

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