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Démondialiser, pour le Pardem, correspond à l’ensemble des actions, initiatives, luttes sociales, processus électoraux visant à s’émanciper de l’ordre néolibéral mondial et de son avatar européen. C’est retrouver la souveraineté nationale, pour chaque pays. C’est construire une autre configuration internationale qui se construira progressivement, pays par pays. Pour redonner son rôle à la politique, on ne peut compter, dans l’état actuel du monde, que sur les luttes sociales et la reprise en main des États par les peuples.

Il est illusoire et nocif d’espérer un hypothétique gouvernement mondial ou une quelconque « gouvernance » mondiale. L’échelle mondiale, aujourd’hui, est un no man’s land démocratique. C’est le règne des institutions multilatérales supranationales, des firmes multinationales, des médias interplanétaires à leur service. Aucun contrepoids démocratique n’existe à cet échelon, comme à celui de l’Union européenne. Prétendre vouloir prendre des mesures mondiales revient à livrer les peuples aux classes dominantes mondialisées.

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Démondialiser, c’est :

  • Sortir unilatéralement de l’Union européenne et de l’euro comme monnaie unique pour construire, le cas échéant, une monnaie commune. C’est la condition indispensable, mais non suffisante, pour mener des politiques de sortie de crise, de fin du chômage par la reprise en main de la souveraineté monétaire.
  • Annuler les dettes et les restructurer, ne pas les rembourser, sauf aux classes populaires et moyennes qui pourraient détenir des titres d’État, directement ou indirectement.
  • Prendre le contrôle, en France, des firmes transnationales dominantes, au moyen de leur nationalisation, et assurer leurs projets au service des peuples.
  • Prendre des mesures protectionnistes, inspirées de la charte rénovée de La Havane de 1948. Mais à l’échelle nationale, car un protectionnisme européen n’aurait aucun effet, sans compter sur l’impossibilité d’obtenir l’accord unanime des Vingt-Huit. C’est impossible à obtenir compte tenu des orientations néolibérales des gouvernements qui les dirigent.
  • Interdire les délocalisations et relocaliser les activités productives.
  • Démanteler les marchés financiers et non simplement les réguler.
  • Décider le droit opposable à l’emploi, le relèvement général des salaires et des protections sociales.

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Démondialiser, c’est remettre en cause trente années de révolution néolibérale..

C’est organiser le retour de l’État dans l’économie, sous le contrôle de la population et des élus. L’État devient l’instrument de l’intérêt général, un instrument du changement pour protéger les peuples contre le chômage, la pauvreté, la précarité, l’insécurité. C’est changer l’ordre mondial, en solidarité avec les autres pays. C’est ne pas aller « conquérir » des marchés extérieurs qui provoquent dégâts environnementaux et sociaux. C’est développer, sur son territoire, une activité économique harmonieuse dans le cadre du plein-emploi. Ce n’est pas remettre en cause les échanges commerciaux et culturels, la circulation des idées et des personnes. Au contraire, c’est permettre l’existence de la diversité des cultures et des langues contre l’uniformisation culturelle et idéologique imposée par la logique du capitalisme néolibéral.

Agir pour démondialiser, c’est mettre en lumière que les classes dominantes, leurs médias, leurs firmes multinationales, leurs institutions supranationales et leurs traités internationaux ne prendront aucune mesure de résolution de la crise. Il n’y a pas de solution mondiale ou européenne dans le cadre de l’ordre néolibéral mondial.

Chaque pays doit engager, lui-même, par ses luttes et son agenda électoral, son processus de démondialisation..

Dans le mouvement, dans la dynamique, des convergences vont ensuite s’opérer. Mais il ne faut surtout pas attendre de solutions « d’en haut », du niveau mondial ou européen. Il ne faut pas attendre que ça change à ces niveaux, il faut agir tout de suite, en bas, dans chaque pays, par des mesures unilatérales de sortie de l’ordre néolibéral mondial.

Plus de trente avec une gauche qui oppose absurdement souveraineté nationale et internationalisme ont interdit toute possibilité de sortie des institutions qui ont imposé le néolibéralisme et supprimé les processus démocratiques dans les pays de « l’Union » européenne. Il est plus que temps de rompre avec cette impasse politique et idéologique. Ainsi, en Amérique du sud, dans des conditions bien plus difficiles qu’en Europe, des pays et des peuples ont montré le chemin de la souveraineté nationale et de l’internationalisme.

Voilà les bases d’un nouveau monde !

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