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Le Pardem reproduit une chronique de Françoise Verchère, coprésidente du CéDPa (Collectif d'élu-e-s doutant de la pertinence de l'aéroport) avec lequel il est accord.

Depuis le 27 juin, on entend en boucle cette critique prévisible : « Vous avez perdu, vous devez respecter le suffrage universel, vous portez un mauvais coup à la Démocratie en continuant votre opposition. »

Cette réaction n'est pas étonnante, elle paraît même au premier abord « logique », mais pour ne pas rester à la surface des choses, la pensée mérite toujours un peu de temps, de raisonnement et plus de
140 caractères... Essayons donc d'y voir plus clair.

Le Parti de la démondialisation (Pardem) soutient la manifestation du 14 juin contre la loi El Khomri (loi travail). Il est solidaire de l’ensemble des actions menées par les confédérations CGT, Sud, FO et FSU. Il appelle ses adhérents l’ensemble de la population à y participer. La Loi Travail prétend s’attaquer aux « lourdeurs » du droit du travail qui seraient un frein à l’emploi. Elle ne vise en réalité qu’à aggraver la précarité et à renforcer l’asservissement des salariés aux très grandes entreprises, à retirer du parlement la possibilité de fixer les normes sociales en les transférant au Medef.

Notre mot d’ordre est clair et net : le gouvernement "socialiste" Hollande-Valls doit retirer l’avant-projet de loi travail. Des centaines de milliers de salariés du public, du privé, des chômeurs, des retraités et la jeunesse, tous conscients du caractère antisocial, réactionnaire et libéral de ce projet exclusivement au service des classes dirigeantes, se sont lancés dans l’action pour exiger son retrait. La pétition a recueilli plus d’un million de signatures, des témoignages vidéo circulent sur les réseaux sociaux. Et si les manifestations et les Nuits Debout étaient le prélude à une grève générale ?

Qui peut sincèrement s’étonner que le gouvernement Hollande-Valls ait décidé de mettre à mort le code du travail, fruit des luttes successives des salariés depuis des décennies ?  Servant avec zèle et constance les intérêts des classes dominantes, du grand patronat français, européen et international, il n’a eu de cesse de faire pire que les gouvernements qui l’ont précédé. 

par Jacques Nikonoff, professeur associé à l'Institut d'études européennes (Paris 8)

Le projet de loi El Khomri correspond à la mise en œuvre d’une partie du projet du grand patronat français (le Medef). C’est à l’occasion de son Assemblée générale du 18 janvier 2000 que le Medef a décidé de lancer l’idée de la « refondation sociale ». Il ne veut plus de lois constitutives de droits pour les salariés, il veut généraliser la notion de « contrat » entre l’employeur et le salarié.

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