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CahierDoleances

Par Le Pardem
8 décembre : continuons les actions partout en France, sans oublier à Paris, pour le peuple, la démocratie, l'égalité !
Changeons de système ! Souveraineté du peuple ! Maintenant !

Le 29 novembre 2018

La stratégie de déstabilisation du mouvement des Gilets jaunes mise en oeuvre à l’occasion de la manifestation sur les Champs Elysées le 24 novembre a fait long feu. Ni les violences organisées, ni l’invention de l’ultra droite relayée par une partie de la gauche pour décrédibiliser le mouvement des Gilets jaunes n’a réussi. Les sondages les plus récents attestent même que la popularité du mouvement est encore plus forte (84% des Français le soutiennent).

Les Gilets jaunes sont plus déterminés que jamais à poursuivre leur mobilisation. Preuves en sont les blocages qui continuent. Les installations sur des ronds-points, avec de quoi dormir, manger. Une organisation se met en place pour pouvoir durer. Le soutien de la population s’exprime partout. Entre ceux qui apportent de quoi se nourrir et se réchauffer, les concerts de Klaxon et les gilets jaunes des automobilistes posés bien en en vue affichant la solidarité.

La colère est si forte. Elle vient de si loin. D’un silence qui dure depuis tant d’années pendant lesquelles une majorité de Français se sont serré la ceinture et ont serré les dents pour survivre au quotidien, pour supporter dans l’indifférence générale les bas salaires, les licenciements, les délocalisations, le chômage et la peur d’en être frappé, la baisse du pouvoir d’achat, les diminutions des remboursements de la Sécu, la fermeture des services publics, la diminution des effectifs des fonctionnaires, l’augmentation des taxes et, de surcroît, le mépris que les gouvernants, les riches et même la gauche leur ont manifesté. Ce sont les Français de l’abstention électorale qui ne cesse d’augmenter depuis des années. Ce sont les Français écœurés par l’absence de démocratie. Par le coup d’Etat parlementaire de 2008 qui a imposé le Traité de Lisbonne au peuple qui avait voté non en 2005.

En quelque sorte nous vivons et participons au retour des moutons noirs de 2005 habillés en gilet jaune.

 

Décidément le peuple n’a pas oublié la Révolution française de 1789 !

Désormais, réunis fièrement derrière la bannière des Gilets jaunes, arborant souvent un drapeau bleu blanc rouge, entonnant la Marseille, ces Français crient leur existence, dénoncent l’injustice qui leur est faite, font voler en éclat la chape de plomb que le système de la mondialisation néolibérale et ses alliés des gouvernements, avait installée pour les rendre invisibles. Ils ont reconquis en quelques semaines leur dignité et ont reconstruit la fraternité, la solidarité.

Les muets, les sans voix occupent désormais le devant de la scène et font voler en éclat les bases mêmes de la Ve République. Ils interrogent avec virulence le rôle de l’Etat. Ils veulent de la démocratie et de la justice. Ils ne croient plus dans l’alternance gauche/droite ni aux syndicats incapables de s’affronter aux causes profondes de la paupérisation, du chômage, des délocalisations, de la désindustrialisation. Ils comptent sur leurs propres forces et leur indépendance. Ils s’auto-organisent. Se coordonnent. Ils ont raison. Et voilà que maintenant ils mettent la pression sur les députés de leurs circonscriptions, sur les préfectures pour porter leurs revendications. Et ce ne sont pas les miettes jetées par Macron comme de la nourriture à de la volaille de basse-cour qui va les faire rentrer chez eux !

 

Ce ne sont pas les annonces de Macron qui vont les faire taire

Le 27 novembre 2018, la présentation de la Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) par Macron a confirmé l’évidence : le président de la République ne veut rien changer. Il « garde le cap » (du néolibéralisme) et croit qu’en présentant « un changement de méthode » il pourra faire taire les nouveaux sans-culottes ! Erreur votre Majesté ! Les Gilets jaunes ne se paient pas de mots, de discours technocratiques. Ils veulent du pain ! Or ceux qui ne connaissent que la brioche et le caviar du meilleur traiteur de Paris ne veulent rien céder de leurs privilèges de classe. Ils ne veulent pas ôter à leurs amis de la finance, des multinationales et du MEDEF, la moindre tranche d’exonération du CICE, refusent de leur imposer l’ISF, n’imaginent pas remettre en cause les paradis fiscaux. Ils ont tant travaillé pour parvenir à reprendre tout ce qu’avait permis le programme du Conseil national de la Résistance et les acquis des luttes sociales de 36, de 68, qu’ils ne vont pas céder d’un coup. Ils feront tout pour tenir, gagner du temps. Ils tendront tous les pièges, même les plus grossiers, pour garder la main sur le pognon « de dingue » volé depuis des décennies au peuple !

Les Gilets jaunes le savent. Ils sont sans illusion face au pouvoir. Même si certains avaient espéré un geste, un signe, au moins une intention. Mais rien. Le mépris macronien et de sa caste, celui qui incite les chômeurs à traverser la rue pour trouver du travail, celui qui a traité d’analphabètes des ouvrières, celui qui fait croire que son grand combat est celui de l’écologie et voudrait désormais lier « fin du monde et fin du mois » alors même qu’il est en mission pour accélérer privatisations et mise en œuvre de toutes les politiques de l’Union européenne. Le mépris du peuple de celui qui prétend être le président de la République française et prône une souveraineté européenne, étrangle les communes, les départements… L’européiste forcené protège les lobbies, ne taxe pas le kérosène, favorise la concurrence entre les salariés, les peuples, sert sans vergogne le libre-échange. Celui-là n’est pas le Président de la République française ! Il a été désigné pour asservir la France, son peuple et sa République. Ainsi quand les Gilets jaunes crient « Macron démission » ils tapent là où ça fait mal tant ce mot d’ordre résonne au cœur et à la raison de millions de Français.

Bref, Macron nous prend pour des buses ! Mais sa stratégie va foirer. Comme celle menée par les partisans du Traité Constitutionnel européen de 2005 qui croyaient que le peuple français appelé à s’exprimer par référendum tomberait dans le panneau de « l’Europe c’est la paix » et ne plongerait pas dans le texte imbitable du TCE pour en décrypter le contenu antidémocratique et instituant le néolibéralisme à vie ! Pan dans la gueule. 55% de non !

Méprisant, paternaliste et manipulateur, comme tous ceux de sa classe, Macron ne renoncera pas à sa mission première. Il va tout tenter pour faire taire, endormir les Gilets jaunes.

 

Macron fait lunanimité contre lui

Donc les Gilets jaunes ne se faisaient pas beaucoup d’illusion avant le discours de Macron. Ils n’ont pas été déçus et les réactions ne se sont pas fait attendre sur les réseaux sociaux avec des appels à continuer, voire à durcir, le mouvement. Même les écologistes ne sont pas contents. Ils dénoncent l’indigence des mesures gouvernementales en matière de protection de l’environnement.

Les Gilets jaunes, eux, continuent de s’organiser. Localement ils commencent à écrire des revendications, des cahiers de doléances en faveur du pouvoir d’achat notamment. Ils se déclarent favorables à la protection de l’environnement mais refusent d’en être les seuls contributeurs. Ils ont bien compris que la pseudo transition écologique de Macron laisse libres et exonérés de taxes les plus grands pollueurs, ne remet pas en cause les traités de libre-échange comme le CETA, adopté par l’Union européenne et son parlement, qui favorise l’importation de viandes traités aux antibiotiques et des produits agricoles camés aux pesticides ! Un CETA que le Parlement français devra ratifier en 2019, après les élections européennes. La majorité LaREM sera alors au pied du mur : si elle vote pour (et elle a la majorité) elle fera la démonstration (une de plus) qu’elle s’en bat la rate de la préservation de la planète et de l’environnement. Alors, attention Mesdames, Messieurs les parlementaires. Vous êtes plus que jamais sous surveillance populaire.

D’autant que le 26 mai 2019, lors des élections du Parlement européen, c’est l’abstention massive qui se fera entendre, celle des invisibles, des méprisés, des révoltés ! Et c’est tant mieux. Et c’est un acte politique ! Car déjà la majorité des Français (60% d’abstention en 2014) ont compris que l’élection au « Parlement » européen n’est qu’une farce électorale. Elle n’a d’autre but que de simuler un acte démocratique et légitimer ainsi tout le système de l’U.E. Rien de cette union-là, conçue comme une machine de guerre contre la souveraineté du peuple, organisée pour briser les nations, ne sert les intérêts du peuple. Elle vise à les asservir. Elle y réussit à petits pas, depuis des décennies, imposant par ses traités et directives des politiques néolibérales à tous les niveaux de notre vie. La taxation des citoyens en fait partie, tout autant que les bas salaires, la destruction des services publics, les délocalisations, le chômage. Mais il se peut qu’elle tombe sur un os ! La voix des invisibles qui sortent du silence pour occuper la rue (et maintenant les routes) a toujours été plus forte que les régimes les plus féroces. Désormais c’est la Bastille de l’Union européenne et de l’euro qu’il faut faire tomber pour libérer la France, reconstruire la démocratie et bâtir une Europe des peuples. Le boycott des élections européennes ne sera pas un silence mais un cri retentissant dans tout le pays, celui du refus de la complicité avec un système qui bafoue la démocratie et prive les peuples de leur souveraineté.

 

Les Gilets jaunes revendiquent la souveraineté du peuple

Qu’on les nomme la France d’en bas, la France périphérique, les oubliés de la mondialisation, les Gilets jaunes dénoncent le caractère anti-démocratique du système politique actuel. Les revendications de création d’assemblées citoyennes, de référendum populaire en attestent. Oui il y a quelque chose de pourri dans le royaume de France. Le président de la République est un semi monarque entièrement dévoué au système néolibéral. L’Assemblée nationale ne représente pas le peuple, non seulement elle n’est composée, dans son écrasante majorité, que de députés issus des rangs des catégories supérieures de la société mais, de surcroît, elle est la vassale de l’Union européenne. Les parlementaires, quelle que soit leur couleur politique, sont tenus en laisse par le Traité de Lisbonne désormais intégré dans la Constitution française. Pas étonnant que les alternances gauche/droite ne conduisent qu’à une seule et même politique, celle des puissants, des lobbies, de l’oligarchie, et toujours au détriment du peuple.

Au-delà des revendications, des cahiers de doléances qui commencent à se discuter localement, et c’est indispensable, la lame de fond des Gilets jaunes porte la question majeure qui taraude les citoyens, notamment les abstentionnistes. Celle de l’illégitimité des institutions de notre pays. Cela implique alors, comme en 1789, de s’engager dans une dynamique populaire constituante pour établir une nouvelle Constitution afin d’assurer la cohésion nationale. Notamment en instituant les processus démocratiques nécessaires au redémarrage du progrès social. Cette perspective est enthousiasmante et possible. Les Gilets jaunes ont ouvert une brèche permettant d’avancer vers un changement de régime pour démocratiser l’État et redonner sa juste place au peuple.

 

Alors, encore une fois, soutien aux Gilets jaunes !

Que tous ceux qui ne les ont pas encore rejoints se lancent dans la bataille à leur côté, dans le strict respect de l’indépendance de ce mouvement populaire qui ouvre la voie à de nouvelles victoires sociales. 84% de la population soutient le mouvement !

Que les grincheux, les sceptiques, les experts de la rhétorique, les révolutionnaires du verbe, les militants de la gauche patentée, les directions syndicales étriquées ouvrent vraiment les yeux et débouchent leurs oreilles : c’est le peuple, tant invoqué au fil des appels et des grèves, au nom duquel vous avez parlé, sur lequel vous avez disserté, qui s’est levé, seul.

Maintenant il faut choisir : « Choisis ton camp camarade » disaient certains il y a quelques années. Ceux qui resteront sur le bas-côté de la route, portant un regard d’entomologiste sur les Gilets jaunes, auront choisi le camp des puissants, des riches, des exploiteurs, des dominants !

 

PREMIERES REVENDICATIONS :

  • Annulation de la hausse du prix des carburants par la baisse du taux de TVA qui leur est appliquée.
  • Rétablissement de l’ISF
  • Augmentation générale des salaires (dont le SMIC à 1 600 euros nets) et égalité salariale hommes-femmes.
  • Augmentation des retraites (1400 euros nets minimum), des indemnités de chômage, des minima sociaux, création d’une allocation d’autonomie pour les jeunes sans emploi (780 euros par mois), associée dès que c’est possible à une activité professionnelle à temps partiel ou à des formations. Aucun paysan, aucun commerçant, aucun indépendant, aucun auto-entrepreneur ne doit gagner moins du SMIC. L’argent existe car la répartition de la richesse entre le travail et le capital a fait passer en 30 ans 200 milliards d’euros de la poche des salaires dans celle des actionnaires.
  • Baisser fortement la TVA pour tous les produits de première nécessité.
  • Abrogation du CICE ce qui permettra de récupérer 44 milliards d’euros !
  • Abrogation de la CSG
  • Sécurité sociale à 100% pour tous
  • Réouverture des lignes SNCF et des gares
  • Création de services publics de transport sur tout le territoire
  • Réouverture des hôpitaux et maternités publics de proximité

POUR ALLER PLUS LOIN : Comment faire gagner les Gilets jaunes ?

http://www.pardem.org/le-parti/campagnes/europeennes-2019/891-signez-l-appel-au-boycott-citoyen-des-elections-europeennes

 

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