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Dimanche 15 octobre, plus de 18 millions de vénézuéliens étaient invités à élire les 23 gouverneurs des 23 états parmi 226 candidats de droite ou bolivariens (chavistes). Caracas qui n’est pas un État mais un district fédéral à statut spécial (district capitale), n’était pas concernée par ces élections. 13.559 centres de vote et 30.274 tables électorales ont été installé, par le Centre National Électoral, dans tout le pays. La participation (très forte pour un scrutin régional) a été de 61,4 %.

Les candidats bolivariens remportent une victoire écrasante : 17 Etats contre 5 pour la droite qui remporte les Etats de Mérida, Táchira et Zulia, proches de la Colombie et des foyers de violence paramilitaire. Les bolivariens récupèrent trois Etats historiquement gouvernés par la droite : Amazonas, Lara et Miranda. La victoire dans l’Etat de Miranda est hautement symbolique car c’est le milliardaire et ex-candidat à la présidentielle Henrique Capriles Radonsky (voir notre dernier article) qui en a été longtemps le gouverneur.

 

Ce bon résultat du Chavisme (54 %) contre la droite (45 %) arrive dans un contexte difficile. Il y encore quelques semaines, une insurrection armée dirigée par l’extrême droite cherchait à renverser le gouvernement élu et faisait près de 200 morts. Cette guérilla des riches a pris fin le 30 juillet, lorsque la majorité de la population, en marge des violences, s’est mobilisée pour élire l’Assemblée constituante.

Désavouée, la droite s’est alors divisée entre un secteur radical (dont l’objectif est toujours de prendre le pouvoir sans passer par les urnes) et un secteur acceptant la voie électorale. Cette dernière, pour obtenir un scrutin en sa faveur, s’est jetée, avec le secteur privé (80 % de l’économie) et les Etats-Unis, dans une guerre économique : augmentation substantielle des prix des produits de base pour « booster » le mécontentement populaire.

Comme d’habitude, la droite a contesté les résultats, évoquant une « fraude ». Le président Maduro a répondu en demandant un recomptage de 100 % des votes.

Le vote était pourtant sous le contrôle d’observateurs internationaux dont 50 experts électoraux. Guillermo Reyes, porte-parole du respecté Collège d’Experts Electoraux d’Amérique Latine (formé d’ex-présidents de centres nationaux électoraux de nombreux pays) a rappelé que le système électronique du Venezuela est le plus moderne du continent et qu’avant l’élection, l’ensemble des partis de droite et de gauche ont participé aux essais techniques, signant le rapport concluant à sa fiabilité. En 2012 déjà, le système électoral automatisé du Venezuela a été qualifié par le Centre Carter de « meilleur du monde » (https://venezuelanalysis.com/news/7272)

Avec 22 scrutins en 18 ans de « processus bolivarien », le Venezuela bat tous les records en termes de démocratie électorale. Il est d’ailleurs curieux que la droite n’est pas crié à la fraude quand elle a remporté des scrutins comme les législatives de 2015….C’est vrai que la fraude n’existe que lorsqu’on perd les élections…

Pour mieux comprendre le ressort du Chavisme, il faut considérer la droite blanche, fortement liée aux grandes entreprises privées, soutenue par Donald Trump, l’Union Européenne, Emmanuel Macron, Mariano Rajoy, Angela Merkel et les grands médias internationaux face à la majorité : couches populaires, population métissée et invisible des médias.

C’est celle-ci que soutient le Parti de la démondialisation (Pardem).

Par Jacques Nikonoff, président du Parti de la démondialisation

Le 31 octobre 2017.

0 nucleaireNord coreen 

De graves menaces pèsent sur la paix mondiale du fait des provocations du président américain à l’égard de la République populaire démocratique de Corée (RPDC), appelée Corée du Nord ou pays du Matin calme pour l’ensemble de la Corée.

Par Jacques Nikonoff, président du Parti de la démondialisation

Le 23 octobre 2017

0 TrumpJoueAvecLeFeuLe 13 octobre dernier, Donald Trump a « décertifié » l’accord sur le nucléaire iranien (accord de Vienne du 14 juillet 2015), ratifié par l’Iran et le groupe dit « P5+1 », soit les membres du Conseil de sécurité de l’ONU (Chine, États-Unis, France, Royaume-Uni, Russie), plus l’Allemagne. Cet accord vise à stopper le programme nucléaire militaire iranien, à lever les sanctions économiques contre ce pays, et à organiser un contrôle serré des installations iraniennes par des inspections de l’Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) afin de limiter l’enrichissement en uranium. L’hôte de la Maison-Blanche place ainsi le Congrès américain en première ligne, car ce dernier dispose désormais de 60 jours pour décider ou non de la reprise des sanctions à l’égard de l’Iran. Rappelons ici que cet accord n’a pas vocation à intervenir sur tous les sujets. Il ne vise qu’à geler le programme nucléaire militaire iranien pendant 10 ans, sans interdire pour toujours l’accès de la République islamique à l’arme atomique. L’accord de Vienne n’est pas non plus un accord bilatéral signé entre les États-Unis et l’Iran que Washington pourrait modifier à sa guise.

Entre 10 et 12 000 nostalgiques du nazisme ont défilé lors d’une marche aux flambeaux à Kiev, le 14 octobre 2017, en mémoire de Stepan Bandera, le fondateur de l’Organisation des nationalistes ukrainiens (OUN) qui collabora avec l’Allemagne nazie.

171014 marche nazie à Kiev

Lundi 23 octobre, les membres de l'Union européenne se réuniront pour aborder la situation du Venezuela, de la Corée du Nord et l'accord nucléaire avec l'Iran et pour se mettre d’accord sur des sanctions contre le Vénézuela.

Federica Mogherini, la haute représentante de l'Union européenne, donnera des directives aux chefs de la diplomatie de 28 pays qui ont refusé, à plusieurs reprises, de reconnaître l'Assemblée Nationale Constituante (ANC - Venezuela) convoquée par le Président Nicolás Maduro.

En plus, elle s'exprimera sur les élections régionales, que l’UE considère comme « illégales ».

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