En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies de suivi et de préférences

      S'enregistrer  

Grec Anglais Espagnol pt it dt ru

A A A

C'est la suite logique du martèlement médiatique de la presse française (et internationale) qui dure depuis des mois : convaincre les opinions publiques que la résistance du gouvernement vénézuélien à l'insurrection armée de la droite est une « répression d'un peuple luttant pour la démocratie » et que les croisés de l'extrême droite sont des « combattants de la liberté ».

Emmanuel Macron a reçu les personnalités les plus violentes de l’extrême droite vénézuélienne, dont les troupes ont lynché des êtres humains au motif qu’ils étaient noirs, pauvres et chavistes…des sortes de suprématistes blancs et catholiques.

 

La photo prise à l'Élysée le 4 septembre dernier montre Emmanuel Macron entouré des leaders de l’extrême droite vénézuélienne Julio Borges et Freddy Guevara. Les liens entre Julio Borges et Henrique Capriles Radonsky* sont connus. Ils avaient déjà participé ensemble au coup d'État sanglant d'avril 2002 contre le président Chavez, fomenté par le « Medef » local (Fedecamaras), les télévisions privées, et des militaires formés à la School of Americas.

 

Quant à Freddy Guevara c'est le chef des croisés « pacifiques » de l'insurrection de 2017.

Emmanuel Macron, entouré de Julio Borges (gauche) et Freddy Guevara (droite)

Julio Borges (centre) avec Leopoldo Lopez et Henrique Capriles Radonsky lors du coup d’État sanglant d’avril 2002 organisé contre le Président Chavez

Freddy Guevara (en bas à gauche) et ses croisés

La défaite de la droite, malgré des semaines d’actions violentes, l’a obligée à se recomposer en trois grandes tendances aux contours assez flous :

1 – La première regroupe les partis historiques de la droite, tels qu’Accion Democratica, présidé par Ramos Allup. Ce dernier a accompagné la montée de la violence, plutôt en pariant sur une usure rapide du gouvernement que sur une issue brutale, afin de transformer le mécontentement en nombre de voix et s’assurer de futures victoires électorales.

2 – La deuxième s’est autoproclamée « Resistencia » et s’est développée sous diverses appellations selon les régions du pays. Son discours repose sur un refus de la trahison des dirigeants de la droite qui ont accepté d’aller devant les électeurs, sur la nécessité d’une intensification de la confrontation de rue et sur la revendication d’actions violentes (par exemple les attaques qui ont eu lieu contre les votants des élections constituantes). Cette tendance se manifeste essentiellement via les réseaux sociaux et nombre de ses membres semblent basés à Miami. Il est encore difficile d’évaluer s’il s’agit d’un processus spontané, ou si « Resistencia » a été créée pour prendre le relais de la deuxième tendance dans des actions planifiées. Combien sont-ils et qui les dirige ?

3 - La troisième est menée par des partis comme Voluntad Popular (Volonté Populaire) ou Primero Justicia (Justice d’abord) qui ont opté pour la force, en constituant, finançant et entraînant des troupes de choc, et qui se sont ouvertement liés au réseau paramilitaire de l’ex-président colombien Alvaro Uribe.

Les dirigeants de ces formations sont inéligibles pour cause d’appel à l’insurrection contre des institutions légitimes. Ce sont les représentants de ces partis que Macron a reçus à l’Elysée.

Après avoir accueilli le président Mexicain Enrique Peña Nieto le 6 juillet dernier (rappelez-vous aussi de l’armée mexicaine invitée d’honneur du 14 juillet 2015 par Hollande…) qui a plongé  le Mexique dans une crise inédite de violence et de violations des droits de l’Homme et dont le pays occupe depuis 2014 la première place pour le nombre de plaintes pour violation des garanties individuelles présentées devant la Commission interaméricaine des droits de l’Homme, E. Macron reçoit en grande pompe les éléments les plus anti-démocratiques du Venezuela…Y aurait-il un rapport avec la constitutionnalisation liberticide de l’état d’urgence ?

* Henrique Capriles Radonsky est Issu d'une des familles les plus riches du pays qui possède les quotidiens Ultimas Noticias (le plus diffusé au niveau national) etEl Mundo, des radios, une chaîne de télévision etCinex, la seconde chaîne de cinéma du pays. iI a milité avec le parti de tendance catholique réactionnaireTradition Famille et Propriété (TFP) organisation internationale militante de catholiques conservateurs qui se présente comme défenseure des valeurs chrétiennes traditionnelles. Implantée en France, la TFP a pour but de « promouvoir dans l'opinion publique les valeurs fondamentales de la civilisation chrétienne qui forment sa devise et de combattre la révolution culturelle athée, immorale et socialiste qui vise à les saper » et veut combattre « l'expansion du mouvement révolutionnaire dont le socialo-communisme et l'anarchisme soixante-huitard » en faisant l'apologie des inégalités sociales. Cette organisation se réfère à l'ouvrage Révolution et Contre-Révolution, de son fondateur Plinio Corrêa de Oliveira.

 0 Filet 2

Ajouter un commentaire
  • Aucun commentaire sur cet article.

Boutique du Pardem

Bandeau Boutique

Web Analytics