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Embleme du                               Embleme du Parti                                 Embleme de la                              drapeau de l’otan

bataillon Azov                              Social-Nationaliste                                2e Division SS

                                                      d'Ukraine (2003)                                      Das Reich

Le parlement de Kiev, le 8 juin, a voté par 276 voix contre 25 un amendement législatif qui rend prioritaire l’objectif d’entrer dans l’Otan. Même si l’Ukraine est de fait déjà dans l’Otan, son entrée officielle dans l’Organisation ne serait pas qu’un acte formel.

En effet, la Russie étant accusée par l’Otan d’avoir annexé illégalement la Crimée et de conduire des actions militaires contre l’Ukraine, les 29 autres membres de l’Alliance, sur la base de l’Article 5, devraient « assister la partie attaquée en entreprenant l’action jugée nécessaire, utilisation de la force armée comprise ». En d’autres termes, ils devraient entrer en guerre contre la Russie.

C’est le président du parlement de Kiev, Andriy Parubiy qui a mené la manœuvre politique consistant à introduire dans la législation ukrainienne l’objectif d’entrer dans l’Otan. Andriy Parubiy n’est pas un inconnu. Son curriculum vitae au service de l’extrême droite est même particulièrement fourni :

- En 1991, il cofonde, sur le modèle du Parti national-socialiste allemand (NSDAP), le Parti national-social ukrainien.     

- En 2010 il se bat au parlement européen pour faire attribuer à Stepan Bandera, le dirigeant de l'Organisation des nationalistes ukrainiens qui collabora en 1941 avec l'Allemagne nazie, le titre de « Héros de l'Ukraine »

- En 2014, il est, sous la direction USA/Otan, le chef des formations paramilitaires néo-nazies, utilisées dans le putsch de la « Place Maïdan » et dans le massacre d’Odessa.

- C’est le chef du Conseil de défense et sécurité nationale qui, avec le Bataillon Azov*, attaque les civils ukrainiens de nationalité russe dans la partie orientale du pays.

- C’est un des responsables des commandos d’agressions de militants du Parti communiste, et d’autodafés dans le plus pur style nazi.

Andriy Parubiy est devenu le président du parlement ukrainien grâce à ses « mérites démocratiques en avril 2016 ».

Le bataillon Azov, dont la filiation nazie est représentée par son emblème calqué sur celui de la division SS Das Reich, a été incorporé dans la Garde nationale, transformé en unité militaire régulière et promu au statut de régiment d’opérations spéciales et doté de véhicules blindés et de pièces d’artillerie. Avec d’autres formations néo-nazies, transformées en unités régulières, il a été entraîné par des instructeurs US de la 173ème division aéroportée, secondés par d’autres instructeurs de l’Otan.

L’Ukraine d’Andriy Parubiy est ainsi devenue le « vivier » du nazisme renaissant au coeur de l’Europe. À Kiev, confluent des néo-nazis de toute l’Europe qui après avoir été entraînés et employés dans des actions militaires contre la population russophone du Donbass, reviennent tranquillement dans leurs pays. L’Otan peut rajeunir et réactiver les cellules stay-behind**.

Notes :

*bataillon Azov  devenu Régiment Azov en septembre 2014 (appelé aussi « hommes en noir » est une unité paramilitaire spéciale formée de volontaires ukrainiens (et étrangers) intégrée à la garde nationale ukrainienne. Il est placé sous le commandement du ministère de l'intérieur d'Ukraine, et intégré aux « forces de défense » par l’État-major ukrainien. Il a été entrainé par des parachutistes US et commet des exactions avec le soutien logistique de l'armée ukrainienne. Son emblème reprend les couleurs bleue et jaune de l'Ukraine, ainsi que le trident (ou faucon stylisé) du blason de l'Ukraine. Il reprend aussi des symboles nazis :

- La Wolfsangel (croc de loup) inversée, logo du parti néo-nazi Svoboda et du groupe paramilitaire ultranationaliste Patriotes d'Ukraine : la Wolfsangel fut un symbole utilisé par le parti nazi et par plusieurs unités SS au cours de la Seconde guerre mondiale, notamment la 2e division SS Das Reich 

- Le soleil noir de couleur inversée, employé comme symbole par les nazis pendant la Seconde guerre mondiale

** stay-behind : ces cellules Implantées dans seize pays d'Europe de l'Ouest, visaient à combattre une éventuelle occupation par le bloc de l'Est, se tenant prêtes à être activées en cas d'invasion par les forces du Pacte de Varsovie. La plus célèbre de ces cellules, et la première à avoir fait l'objet de révélations, est le réseau italien Gladio.

Le Monténégro est devenu, lundi 5 juin, le 29e membre de l’OTAN (Organisation du traité de l’Atlantique-Nord). C’est la plus petite des républiques de l'ex-Yougoslavie.

En 2015, l’annonce de l’adhésion de ce petit pays majoritairement slave et orthodoxe avait entraîné des manifestations organisées par l’opposition. Comme les négociations avec l’Union européenne, cette soumission à l’OTAN a été imposée par Milo Djukanovic, ancien premier ministre de 1991 à fin 2016, avant de passer la main à Dusko Markovic.

Lors d’une cérémonie au département d’Etat américain, Dusko Markovic et le ministre des affaires étrangères Srdjan Darmanovic ont remis au gouvernement américain et à « l’Alliance », les clés de ce petit pays de 620 000 habitants.

A Bruxelles, sur des images qui ont fait le régal des réseaux sociaux, M. Markovic s’est vu écarté de manière significative et sans ménagement par Donald Trump cherchant à se placer au premier rang pour la photo.

L’entrée du Monténégro, indépendant depuis 2006, favorisera « la stabilité dans l’ouest des Balkans », et « la paix et la sécurité internationale », a triomphé Jens Stoltenberg (secrétaire général de l’OTAN)…et peaufine la stratégie d’encerclement de la Russie… 

Le ministère monténégrin de la Défense assure que le pays versera annuellement 450 000 euros au budget de l'Alliance atlantique (soit 0,027 % du budget annuel de l'organisation), ce qui est très acceptable puisqu’il s'agit « d'investissements dans l'avenir du pays, […] notamment dans sa sécurité et modernisation ».

Quant aux exigences de l'OTAN (dépenses pour la défense de 2 % du PIB national), ce niveau sera atteint à l'horizon 2024. « Les moyens seront investis exclusivement dans le système de défense monténégrin », explique le ministère. En 2017, le budget de la défense de ce pays est de 45 millions d'euros.

Milan Knezevic, député de l'opposition confirme le montant de 70 millions d'euros par an : « Je répète aux citoyens du Monténégro. La seule réalité est que l'adhésion à l'Otan coûtera 2 % du PIB, soit 70 millions d'euros par an et c'est incontestable ». Selon lui, cette ponction impactera le budget d'autres ministères, dont celui du Travail, des Finances et de l'Enseignement. Rappelons qu’en 2017, les recettes de l'État sont évaluées à 1,551 milliard d'euros, et que les dépenses sont de 1,785 milliard d'euros.

L’OTAN et les USA contrôlent désormais tout le littoral nord de la Méditerranée, de Gibraltar à la frontière turco-syrienne. En fait, l’adhésion du Monténégro à « l’Alliance » est une provocation de plus contre Moscou et coûtera cher au peuple de ce pays.

C’est peu dire que Bruxelles a accueilli, avec soulagement et enthousiasme, l’élection du très pro-UE Emmanuel Macron.

Greenpeace porte plainte contre la France. Elle accuse l’Etat d’avoir recapitalisé EDF en violation des règles européennes, et souhaite donc que Bruxelles engage des poursuites.

Le « délit » remonte à mars dernier, lorsque l’entreprise (partiellement) publique a réalisé une augmentation de capital de 4 milliards d’euros, à laquelle l’Etat a souscrit à hauteur de 3 milliards. En outre, précise l’ONG, qui ne supporte décidément pas quelque entorse que ce soit à la pure loi du marché, l’actionnaire public a accepté de recevoir pendant trois ans ses dividendes en actions plutôt qu’en euros sonnants et trébuchants, soit un « cadeau » supplémentaire de 3,8 milliards d’euros.

Tout cela viole les règles européennes en favorisant l’entreprise par rapport à ses concurrents, hurle Greenpeace. Pire, ces décisions publiques « n’ont ni été notifiées à la Commission ni, à plus forte raison, conditionnées à quelque engagement que ce soit en matière de proportionnalité ou de rentabilité ».

La tournée européenne du président Donald Trump va être mouvementée. Il sera le 24 mai à Rome, le 25 au Sommet de l’OTAN à Bruxelles et les 26 et 27 au G7 de Taormina (Sicile). Pour préparer sa visite, le Pentagone a présenté, par la voix du général Curtis Scaparrotti, son plan stratégique pour le « théâtre européen ».

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