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Janvier 2017.

En plein milieu d’une vague de froid dans la péninsule Ibérique - températures en dessous de zéro, neige sur les plages et routes coupées -, le gouvernement Rajoy a augmenté les factures d’électricité de 8 %. Cette augmentation vertigineuse, qui affecte en premier lieu les foyers les plus démunis, est criminelle : en 2015, les entreprises d’électricité ont déjà procédé à plus de 650 000 coupures de courant pour impayés, dont plus de 83 000 pendant plus d’un mois. De plus, ces factures sont impactées par une TVA à 21 %, taux indécent pour un service essentiel. Álvaro Nadal (ministre de l’Énergie) a confirmé que l’escalade des prix allait se poursuivre et gonfler encore plus la facture, qui pourrait augmenter de 100 euros sur l’année. Encore un cadeau de Noël aux grandes entreprises du secteur.

Il faut tout faire pour instiller dans les esprits des peuples d’Europe que Moscou est une menace.

Les décisions prises lors du sommet de l’OTAN à Varsovie, en juillet 2016, se mettent en place malgré les protestations des peuples. Début janvier, 4.000 soldats qui seront distribués entre la Pologne, la Bulgarie, la Roumanie et les pays baltes sont arrivés sur le port allemand de Bremerhaven.

Ce déploiement à grande échelle, nouvelle étape de la présence américaine continue en Europe  est le plus important depuis l’époque de la guerre froide.

Au total c’est 87 chars M1A1 Abrams, 20 systèmes d’artillerie et 136 véhicules Paladin de combat Bradley qui seront stationnés en  Europe orientale.

La dixième Brigade de Combat Aérien, avec  50 hélicoptères Black Hawk, 10 hélicoptères CH-47 Chinook et 1.800 soldats, ainsi qu’un bataillon composé de 400 avions et  24 hélicoptères Apache avec ses aviateurs, doit aussi y être déployée.

Déjà un millier de soldats de l’armée américaine, ainsi que les premières brigades de chars, sont arrivés  en Pologne le 10 janvier. La Pologne, selon le ministre polonais de la Défense Antoni Macierewicz, accueillera près de 7000 soldats de l’OTAN.

Comme on dit à l’OTAN : « Si vis bellum, para bellum ».  

Avant chaque déboursement de crédits prévus dans le « plan de sauvetage », les « créanciers » augmentent leurs exigences. La dernière réunion de l’Eurogroupe du 26 janvier 2017 en présence de responsables du FMI, a été du même tonneau. Alors que Tsipras attend un déblocage des crédits européens pour l’aider à refinancer environ 6 milliards de dettes en juillet, la discussion a donné lieu aux menaces habituelles, où il n’est question que « de tenir les engagements, de mettre en œuvre les réformes, de diminuer les déficits, de retrouver une croissance soutenable, etc. ». Elle s’est achevée par une nouvelle humiliation pour la Grèce et son peuple.

En vertu d’une loi entrée en vigueur le 1er janvier 2017, l’armée polonaise (terre, air, mer) et les forces spéciales ont ouvert leurs portes aux milices civiles locales pour contrer une éventuelle « menace » russe. 

Une pétition signée par plus de 560 000 citoyens (8,9% du corps électoral) a obligé le Parlement à mettre le sujet à son ordre du jour. Le seuil de 100.000 pétitionnaires, à partir duquel, selon le droit autrichien, un examen parlementaire doit être déclenché est très largement dépassé.

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